Faire le point : Chimie des solutions 202-SN2-RE (ancien 202-NYB)
Une question par chapitre, 16 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.
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Ce que le cours suppose
Ces chapitres viennent d'une année précédente, et le cours s'appuie dessus dès les premières semaines.
Chimie · Secondaire 5 · La vitesse de réaction
On fait réagir un ruban de magnésium avec de l'acide chlorhydrique : Mg+2HCl→MgCl2+H2. On mesure le volume de dihydrogène produit :
t (s)
0
20
40
60
80
100
Volume de H2 (mL)
0
18
30
38
42
42
a) Calculez la vitesse moyenne de production de H2 entre 0 et 20 s.
À une certaine température, l'équilibre H2(g)+I2(g)⇌2HI(g) présente les concentrations suivantes : [H2]=0,20 mol/L, [I2]=0,050 mol/L et [HI]=0,60 mol/L. Le schéma ci-dessous représente les deux contenants, à raison d'une molécule pour 0,05 mol/L.
a) Écrivez l'expression de la constante d'équilibre Kc.
Chimie · Secondaire 5 · Les solides peu solubles et Kps
Le bromure d'argent AgBr est un solide ionique très peu soluble : à 25 °C, Kps(AgBr)=5,0×10−13. Dans chacun des deux béchers de la figure, on a versé du bromure d'argent dans 100 mL d'eau, en quantités différentes, puis agité longtemps à 25 °C. Dans le bécher 1, tout le solide a disparu ; dans le bécher 2, un dépôt reste au fond.
Le dessin ne montre que quelques ions : il n'est pas à l'échelle.
a) Lequel des deux béchers contient à coup sûr une solution saturée ? Que peut-on dire, avec certitude, de la solution du bécher 1 ?
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Réponse
a)Le bécher 2 ; le bécher 1 est insaturé ou tout juste saturé, on ne peut pas trancher
a) Le bécher 2. Seul un DÉPÔT de solide non dissous prouve que l'eau ne peut plus en dissoudre davantage à cette température : c'est la définition opérationnelle d'une solution saturée. Le bécher 1 ne permet pas de conclure. Tout y est dissous, donc la solution est soit insaturée (on aurait pu dissoudre encore un peu de solide), soit tout juste saturée (la dernière parcelle a disparu pile au moment de la saturation). Sans dépôt, on ne sait pas. Piège : conclure « saturée » parce que le dessin montre des ions ; tous les sels dissous donnent des ions, saturés ou non.
Chimie · Chimie générale 202-SN1-RE (ancien 202-NYA) · La mesure au laboratoire, chiffres significatifs et incertitudes
La figure donne cinq pièces de verrerie avec la tolérance annoncée par le fabricant.
c) On doit prélever une prise d'essai destinée à une dilution : le volume prélevé entrera directement dans le calcul de la concentration finale. Quel instrument choisir parmi les cinq ?
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Réponse
c)La pipette jaugée de 25,00 mL
c) La pipette jaugée. Elle est le seul instrument de la liste conçu pour délivrer un volume unique et fixé à haute précision, et c'est exactement ce que demande une prise d'essai. La fiole jaugée, elle, sert à CONTENIR un volume, pas à en délivrer un : on y prépare la solution diluée, on n'y prélève pas.
L'ammoniac se synthétise selon N2+3H2→2NH3. On fait réagir 28,0 g de diazote N2 avec 5,00 g de dihydrogène H2. Masses molaires (g/mol) : N2 28,02 ; H2 2,02 ; NH3 17,04.
Le schéma ci-dessous représente la synthèse.
b) Déterminez le réactif limitant en comparant les rapports coefficientn.
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Réponse
b)0,825<1,00 : le dihydrogène est limitant
b) Pour N2 : 11,00=1,00. Pour H2 : 32,48=0,825. Le plus petit rapport est celui du dihydrogène, donc H2 est le réactif limitant : il s'épuise avant le diazote. Une fois le limitant épuisé, ajouter encore du réactif en excès ne produit plus rien : la quantité de produit forme un plateau.
En solution, la quantité de matière se lit comme un produit C×V. Toute la stœchiométrie du chapitre précédent s'applique alors sans changement, à condition de ne jamais confondre volume de solution et volume de soluté.
Masse molaire de AgCl : 143,32 g/mol. Le schéma ci-dessous représente le titrage de b) et la précipitation de c).
a) Comment préparer 500 mL d'acide chlorhydrique à 0,150 mol/L à partir d'une solution commerciale à 12,0 mol/L ? Décrivez le mode opératoire.
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Réponse
a)Prélever 6,25 mL et compléter à 500 mL dans une fiole contenant déjà de l'eau
a) La dilution conserve la quantité de matière : C1V1=C2V2, donc V1=C1C2V2=12,00,150×0,500=6,25×10−3 L, soit 6,25 mL. Mode opératoire : prélever 6,25 mL de la solution commerciale à la pipette, les verser dans une fiole jaugée de 500 mL contenant DÉJÀ un fond d'eau distillée, puis compléter jusqu'au trait de jauge et homogénéiser. On ne verse jamais l'acide dans une fiole vide que l'on remplit ensuite d'eau.
Chimie · Chimie générale 202-SN1-RE (ancien 202-NYA) · Thermochimie et premier principe
Un système échange de l'énergie avec son milieu de deux façons seulement : par la chaleur et par le travail. Le premier principe affirme que la somme des deux est une grandeur d'état, l'énergie interne.
Rappel d'unités : 1 kPa·L = 1 J.
Le schéma ci-dessous représente la détente de b).
b) Un gaz se détend de 2,00 L à 5,00 L contre une pression extérieure constante de 101,3 kPa, en absorbant 500 J de chaleur. Calculez le travail, puis la variation d'énergie interne.
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Réponse
b)w=−304 J et ΔU=+196 J
b) ΔV=5,00−2,00=+3,00 L. Le travail vaut w=−PΔV=−101,3×3,00=−304 kPa·L, soit −304 J. Le signe est négatif parce que le gaz POUSSE l'atmosphère : il fournit du travail. Alors ΔU=q+w=500+(−304)=+196 J.
Chapitre 1 · La mesure, les incertitudes et le traitement graphique des données
On dispose maintenant de la droite d'étalonnage A=aC+b avec a=(0,191±0,008) L/(mg⋅cm) et b=0,000, établie pour C entre 0,500 et 2,500 mg/L. Un échantillon d'eau de rivière est traité par le même réactif : on en prélève 5,00 mL à la pipette (±0,015 mL) que l'on complète à 100,00 mL (±0,08 mL), et la cuve donne A=0,305±0,008.
Le schéma ci-dessous représente la préparation de l'échantillon.
b) Calculez son incertitude relative puis absolue, et écrivez le résultat publiable.
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Réponse
b)6,8%, soit C=(1,6±0,1) mg/L ; la pente domine
b) Le quotient aA fait s'ajouter les incertitudes RELATIVES : 0,3050,008×100=2,6% pour l'absorbance, 4,2% pour la pente, total 6,8%. Incertitude absolue : 0,068×1,596=0,11 mg/L, arrondie à un chiffre significatif, donc 0,1 mg/L. Résultat publiable : C=(1,6±0,1) mg/L. Deux chiffres, pas quatre. Noter lequel des deux postes domine : la PENTE, pour les deux tiers. Améliorer la lecture d'absorbance ne rapporterait presque rien tant que la courbe d'étalonnage reste celle-là, ce qui est tout le contraire de l'intuition, car c'est la lecture que l'on vient de faire et la courbe qui date d'il y a une heure.
a) Déterminez l'ordre de la réaction par rapport à A, puis par rapport à B, en explicitant le raisonnement de comparaison.
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Réponse
a)Ordre 2 en A, ordre 1 en B
a) Des expériences 1 à 2 : [A] double à [B] constant, et v est multipliée par 2,08,0=4=22 : ordre 2 en A. Des expériences 1 à 3 : [B] double à [A] constant, v est multipliée par 2 : ordre 1 en B. Toujours ne changer qu'UNE concentration à la fois : c'est ce qui isole chaque exposant.
À 430 °C, la réaction H2(g)+I2(g)⇌2HI(g) a une constante Kc=54,3.
Le schéma ci-dessous représente le mélange du c).
c) On mélange [H2]=[I2]=[HI]=0,10 mol/L à 430 °C. Calculez le quotient réactionnel et prédisez le sens d'évolution.
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Réponse
c)Q=1,0<Kc=54,3, évolution dans le sens direct
c) Q=(0,10)(0,10)(0,10)2=1,0. Comme Q=1,0<Kc=54,3, le numérateur doit croître : le système évolue dans le SENS DIRECT, il fabrique du HI en consommant H2 et I2, jusqu'à ce que Q rejoigne 54,3.
Constantes d'acidité à 25 °C : HF : Ka=6,6×10−4; CH3COOH : Ka=1,8×10−5; HCN : Ka=6,2×10−10.
d) La réaction HF+CN−⇌F−+HCN est-elle favorisée vers la droite ou vers la gauche ? Justifiez avec les Ka, sans calcul de constante.
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Réponse
d)Vers la droite : rapport des Ka voisin de 106, réaction très favorisée
d) Vers la DROITE. Le sens direct oppose l'acide HF (Ka=6,6×10−4) à l'acide HCN (Ka=6,2×10−10) : la réaction évolue de l'acide le plus fort vers l'acide le plus faible, le proton descend toujours vers la base la plus avide (ici CN−). Le rapport des deux Ka, environ 106, donnerait d'ailleurs directement la constante d'équilibre de la réaction : très favorisée.
Chapitre 5 · Les titrages et les solutions tampons
On titre 20,00 mL d'une solution d'ammoniac 0,150 M par de l'acide chlorhydrique 0,100 M. On donne Kb(NH3)=1,8×10−5.
Le schéma ci-dessous représente le montage.
a) Écrivez l'équation de titrage et calculez le volume équivalent.
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Réponse
a)NH3+H3O+→NH4++H2O, Veq=30,00 mL
a) NH3+H3O+→NH4++H2O. Équivalence : n(NH3)=n(HCl), soit 0,150×20,00=0,100×Veˊq, donc Veˊq=30,00 mL. Attention, les concentrations sont ici DIFFÉRENTES, et le volume équivalent n'a plus aucune raison d'égaler le volume initial : c'est une source d'erreur classique chez qui a mémorisé l'exercice précédent au lieu de la méthode.
Au laboratoire, on mesure qu'un litre d'eau saturée dissout 2,40×10−3 g de sulfate de baryum BaSO4 (M=233,40 g/mol) et 2,16×10−2 g de chromate d'argent Ag2CrO4 (M=331,74 g/mol).
Le schéma ci-dessous représente les deux solutions saturées.
b) Calculez le Kps du Ag2CrO4. Attention à la stœchiométrie.
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Réponse
b)s=6,51×10−5 mol/L et Kps=4s3=1,10×10−12
b) s=331,742,16×10−2=6,51×10−5 mol/L. Ici Ag2CrO4(s)⇌2Ag++CrO42− : chaque unité dissoute libère DEUX ions argent, donc [Ag+]=2s et [CrO42−]=s. Kps=(2s)2(s)=4s3=4(6,51×10−5)3=1,10×10−12. Oublier le coefficient 2 (dans la concentration ET dans l'exposant) est l'erreur la plus fréquente du chapitre : elle fausse ici le résultat d'un facteur 4.
Le nombre d'oxydation est une convention comptable : on attribue les électrons de chaque liaison à l'atome le plus électronégatif. Deux exceptions font tomber la moitié des copies, et elles reviennent chaque session.
b) Déterminez celui de l'oxygène dans H2O2 et celui de l'hydrogène dans NaH. Nommez l'exception dans chaque cas.
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Réponse
b)n(O)=−1 dans H2O2 (peroxyde) et n(H)=−1 dans NaH (hydrure)
b) Dans H2O2 : les deux H valent +1, la molécule est neutre, donc 2(+1)+2n(O)=0 et n(O)=−1. C'est l'exception des PEROXYDES, où deux oxygènes sont liés entre eux. Dans NaH : Na est un métal alcalin, il vaut +1, donc n(H)=−1. C'est l'exception des HYDRURES métalliques, où l'hydrogène est lié à un élément MOINS électronégatif que lui.
ΔG=ΔH−TΔS combine les deux moteurs d'une transformation : l'énergie libérée et le désordre produit. Leur importance relative dépend de la température, ce qui donne quatre comportements possibles.
Pour CaCO3(s)→CaO(s)+CO2(g) : ΔHr∘=+179,2 kJ/mol et ΔSr∘=+160,6 J/(mol·K).
a) Dressez le tableau des quatre cas selon les signes de ΔH et ΔS, en précisant pour chacun le domaine de température où la réaction est spontanée.
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Réponse
a)Toujours, jamais, à basse température, à haute température, selon les quatre combinaisons de signes
a) Cas 1, ΔH<0 et ΔS>0 : les deux termes favorisent, ΔG<0 à TOUTE température, la réaction est toujours spontanée. Cas 2, ΔH>0 et ΔS<0 : les deux s'opposent, ΔG>0 toujours, JAMAIS spontanée. Cas 3, ΔH<0 et ΔS<0 : l'enthalpie favorise, l'entropie s'oppose ; comme le terme entropique est multiplié par T, il l'emporte quand T grandit : spontanée à BASSE température. Cas 4, ΔH>0 et ΔS>0 : situation inverse, spontanée à HAUTE température.
Une dissolution est spontanée si ΔGsol=ΔHsol−TΔSsol est NÉGATIVE. L'enthalpie ne décide donc rien à elle seule.
Données à 25 °C. Nitrate d'ammonium : ΔHsol=+26 kJ/mol et ΔSsol=+108 J/(mol·K). Dioxygène dissous dans l'eau : ΔHsol=−12,5 kJ/mol et ΔSsol=−95 J/(mol·K).
a) Calculez ΔGsol du nitrate d'ammonium à 25 °C, en kJ/mol. Conclure.
a) ΔGsol=26000−298×108=26000−32184=−6184 J/mol, soit −6,2 kJ/mol. La dissolution est donc SPONTANÉE bien qu'elle refroidisse la solution : c'est l'entropie qui paie. Attention au piège d'unités, qui coûte un point à chaque examen : l'enthalpie est en kilojoules, l'entropie en joules par kelvin. Sans conversion, on trouve 26−32184=−32158 kJ/mol, une énormité qu'aucun contrôle d'ordre de grandeur ne laisse passer.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.