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Chimie · Chimie générale 202-SN1-RE (ancien 202-NYA) · Hybridation et modèle quantique de la liaison
Pauling résout la contradiction en deux temps : on promeut d'abord un électron, ce qui coûte de l'énergie, puis on combine mathématiquement les orbitales de valence en orbitales équivalentes. Le bilan énergétique est largement favorable.
c) Expliquez ce qu'est l'hybridation sp3 et combien d'orbitales hybrides elle produit.
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Réponse
c)Une 2s et trois 2p donnent QUATRE hybrides identiques, orientées en tétraèdre
c) L'hybridation sp3 est la combinaison mathématique de l'orbitale 2s et des TROIS orbitales 2p. Elle produit QUATRE orbitales hybrides identiques, de même énergie, intermédiaire entre celles de s et de p, et orientées vers les quatre sommets d'un tétraèdre. Chacune contient un électron célibataire et peut former une liaison σ. Le nom sp3 indique la recette : une part de s, trois parts de p.
La molécule de la figure est dessinée en formule topologique (squelette) : chaque sommet est un carbone, les hydrogènes sont sous-entendus.
a) Rappelez les quatre étapes de la méthode de nomenclature, puis nommez la molécule de la figure et donnez sa formule brute.
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Réponse
a)4-éthyl-2,3-diméthylhexane, C10H22
a) Méthode : 1) chercher la chaîne la plus longue; 2) numéroter du côté qui donne les plus petits indices; 3) classer les substituants par ordre alphabétique; 4) assembler. Ici la chaîne la plus longue compte 6 carbones (hexane), avec deux méthyles et un éthyle. Numérotation depuis la gauche : méthyles en 2 et 3, éthyle en 4, soit les indices {2, 3, 4}; depuis la droite on aurait {3, 4, 5}, moins bon. Ordre alphabétique : éthyle avant méthyle (les préfixes di-, tri- ne comptent pas). Nom : 4-éthyl-2,3-diméthylhexane. Formule brute : 10 carbones, alcane acyclique, donc C10H22 (CnH2n+2).
Données de pKa : éthanol 16, phénol 10, acide éthanoïque 4,8. Basicité (par le pKa de l'acide conjugué BH+) : cyclohexylamine 10,7, aniline 4,6. La figure donne les cinq composés et leurs pKa.
b) Dénombrez les formes limites de l'ion phénolate et précisez sur quels atomes du cycle la charge se répartit.
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Réponse
b)4 formes : O, ortho, ortho, para
b) Quatre formes limites : la charge sur l'oxygène (la forme majoritaire, charge sur l'atome le plus électronégatif), puis trois formes où elle entre dans le cycle, sur les deux carbones ORTHO et sur le carbone PARA. Jamais en méta : la conjugaison n'y donne pas accès. Ce trio ortho-ortho-para est une signature qui resservira dans toute la chimie aromatique.
L'alcane ne possède que des liaisons C−C et C−H, solides et pratiquement apolaires. Il est donc chimiquement inerte, au point qu'on l'appelait autrefois paraffine, du latin « peu d'affinité ». Sa seule réaction spontanée d'importance est la combustion.
Masses molaires : C 12,01 ; H 1,008 ; O 16,00 g/mol. Masse volumique de l'octane : 0,703 g/mL. La figure ci-dessous représente ces deux isomères.
c) Équilibrez la combustion complète du propane, puis celle de l'octane.
c) Propane : C3H8+5O2→3CO2+4H2O. Octane : le coefficient 23×8+1=12,5 n'étant pas entier, on double tout : 2C8H18+25O2→16CO2+18H2O. Contrôle de l'oxygène : 2×25=50 atomes à gauche, 2×16+18=50 à droite.
Un dérivé halogéné primaire est la plaque tournante de la chimie organique : il accepte à peu près n'importe quel nucléophile et donne accès, en une seule étape, à la plupart des grandes fonctions. Encore faut-il choisir la bonne coupure rétrosynthétique. La figure ci-dessous représente l'éther visé en b) et la synthèse de d).
b) On veut préparer le méthyl-tert-butyl-éther CH3−O−C(CH3)3 par la synthèse de Williamson. Deux coupures sont envisageables. Écrivez-les toutes les deux, dites laquelle réussit et ce que donne réellement l'autre.
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Réponse
b)Tert-butylate + iodométhane ; l'autre donne le 2-méthylpropène
b) Première coupure : ion tert-butylate (CH3)3CO− plus iodométhane CH3I. Le substrat est méthylique, donc idéal pour une substitution d'ordre 2, et la réaction réussit parfaitement malgré l'encombrement de la base. Seconde coupure : ion méthanolate CH3O− plus 2-bromo-2-méthylpropane. Le substrat est tertiaire, la substitution d'ordre 2 y est impossible pour cause d'encombrement, et le méthanolate est une base : la seule réaction observée est une élimination, qui donne du 2-méthylprop-1-ène et régénère du méthanol. On n'obtient pas une trace d'éther. La règle est absolue : dans une synthèse de Williamson, l'ALCOOLATE peut être aussi encombré qu'on veut, mais l'HALOGÉNOALCANE doit être primaire ou méthylique. C'est un exemple parfait de deux coupures rétrosynthétiques formellement équivalentes dont une seule fonctionne.
La SN2 attaque le carbone par l'arrière et le retourne comme un parapluie : sa géométrie s'INVERSE. La SN1 passe par un carbocation plan, attaqué sur ses deux faces : on obtient un mélange RACÉMIQUE. Mais la lettre R ou S se lit sur les priorités, pas sur la géométrie.
La figure donne les trois substrats en représentation de Cram, avec leur réactif : A, le (S)-2-iodoheptane et l'azoture de sodium NaN3 dans le DMSO ; B, le (R)-3-bromo-3-méthylhexane dans un mélange d'eau et de propanone tiède ; C, le (S)-2-bromopentan-1-ol et le cyanure de sodium dans le DMSO.
a) A : nommez le mécanisme, puis donnez le produit avec sa configuration.
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Réponse
a)SN2 : (R)-2-azidoheptane
a) Carbone secondaire, N3− excellent nucléophile et base faible, DMSO aprotique : SN2.
Avant : I> chaîne pentyle >CH3>H. Après : N3> chaîne pentyle >CH3>H.
Le groupe entrant prend le rang 1, comme le groupe parti : la géométrie inversée donne la lettre inversée. Produit : (R)-2-azidoheptane.
Quand le cycle porte déjà un substituant, celui-ci commande à la fois la VITESSE de la seconde substitution et sa POSITION. Les deux effets se déduisent du même raisonnement sur le carbocation intermédiaire. La figure ci-dessous représente les six composés monosubstitués correspondants.
a) Classez en activants ou désactivants : −CH3, −OH, −NO2, −NH2, −COOH, −Cl.
a) ACTIVANTS : −CH3, faiblement, par effet inductif donneur ; −OH et −NH2, fortement, par effet mésomère donneur du doublet libre. DÉSACTIVANTS : −NO2 et −COOH, fortement, par effet attracteur ; −Cl, modérément.
pKa : phénol 10,0 ; éthanol 16,0 ; eau 15,7. La figure donne les éthers étudiés.
b) On veut préparer l'éthoxybenzène C6H5−O−CH2CH3 par la synthèse de Williamson. Écrivez les deux coupures possibles et dites laquelle est exclue. Pour la coupure retenue, l'anion se forme à la soude : calculez la constante de cette déprotonation, puis celle de la déprotonation de l'éthanol par la soude. Pourquoi la soude ne convient-elle pas pour préparer un alcoolate, et que faut-il employer ?
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Réponse
b)Phénolate + bromoéthane ; K=105,7 contre K≈0,50 : l'alcoolate exige Na ou NaH
b) Première coupure : ion phénolate C6H5O− et bromoéthane. Le carbone attaqué est primaire, la SN2 se fait sans difficulté. Seconde coupure : ion éthanolate et bromobenzène. Elle est exclue, car le carbone à attaquer appartient au cycle aromatique, où ni la SN2 ni la SN1 ne sont possibles, pour les raisons détaillées en d). Reste à former le phénolate. L'équilibre C6H5OH+HO−⇌C6H5O−+H2O a pour constante K=10pKa(H2O)−pKa(pheˊnol)=1015,7−10,0=105,7≈5×105 : la déprotonation est totale, et la soude suffit. Pour l'éthanol, la même constante vaut 1015,7−16,0=10−0,3≈0,50 : l'équilibre reste partagé, une bonne part de l'alcool n'est pas déprotonée, et les ions HO− restants attaquent eux aussi l'halogénoalcane, en donnant un alcool au lieu de l'éther. Un alcoolate se prépare donc par une réaction IRRÉVERSIBLE : le sodium métallique, 2CH3CH2OH+2Na→2CH3CH2O−Na++H2, ou l'hydrure de sodium NaH, dont le dihydrogène s'échappe et ne peut pas reprendre le proton. La règle à retenir : un phénol se déprotone à la soude, un alcool exige le sodium ou NaH ; et l'oxygène de l'éther vient toujours du partenaire dont le carbone ne peut pas être attaqué.
L'addition nucléophile se déroule différemment selon que le nucléophile est fort en milieu basique ou faible en milieu acide, mais elle aboutit toujours au même endroit.
Constantes d'hydratation K=[carbonyle][hydrate] en solution aqueuse diluée : méthanal 2,2×103 ; éthanal 1,4 ; propanone 2,0×10−3. La figure donne les trois carbonyles du tableau et la butan-2-one.
c) Calculez le pourcentage de forme hydratée pour les trois composés du tableau. Commentez l'écart de six ordres de grandeur entre le méthanal et la propanone, et dites pourquoi l'hydrate n'est presque jamais isolable.
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Réponse
c)99,95 % ; 58,3 % ; 0,20 %
c) Le pourcentage hydraté vaut 1+KK. Pour le méthanal, 22012200=99,95 pour cent. Pour l'éthanal, 2,41,4=58,3 pour cent. Pour la propanone, 1,00200,0020=0,20 pour cent. L'écart entre les extrêmes est d'un facteur 1,1×106 sur les constantes, et il s'explique entièrement par les deux raisons de l'exercice 1 : les deux méthyles de la propanone encombrent le carbone tétraédrique à former et diminuent en même temps sa charge positive, tandis que le méthanal n'a ni l'un ni l'autre handicap. On peut aussi lire l'équilibre par l'autre bout : plus le carbonyle est stable, moins il s'hydrate. Enfin, l'hydrate n'est presque jamais isolable parce que la réaction est un ÉQUILIBRE en solution aqueuse : dès qu'on évapore l'eau pour le récupérer, le principe de Le Chatelier déplace l'équilibre vers le carbonyle et l'hydrate se décompose entre les doigts. Les seules exceptions sont celles où l'équilibre est écrasé du côté de l'hydrate, comme le chloral de l'exercice 1.
Chapitre 9 · Les acides carboxyliques et leurs dérivés
Les deux réactions relient les mêmes composés, l'ester d'un côté, l'acide et l'alcool de l'autre. L'une est un équilibre médiocre, l'autre est totale, et la différence tient à une seule étape.
Données : pour CH3COOH+C2H5OH⇌CH3COOC2H5+H2O, la constante d'équilibre vaut K=4,0 à température ambiante. La figure rappelle l'équilibre étudié.
b) On recommence avec 1,00 mol d'acide et 4,00 mol d'alcool. Calculez le nouveau rendement par rapport à l'acide et commentez.
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Réponse
b)x=0,930 mol : 93,0 %
b) Avec 4,00 mol d'alcool, la relation devient K=(1−x)(4−x)x2=4,0, soit x2=4(4−5x+x2), puis 3x2−20x+16=0. Le discriminant vaut 400−192=208, donc x=620−208=620−14,42=0,930 mol, la racine avec le signe plus étant à rejeter puisqu'elle dépasserait la quantité initiale d'acide. Le rendement par rapport à l'acide passe donc de 66,7 à 93,0 pour cent. Le commentaire attendu est double. D'une part, le principe de Le Chatelier fonctionne exactement comme annoncé : ajouter un réactif déplace l'équilibre. D'autre part, le rendement se calcule ici par rapport au réactif LIMITANT, l'acide, et il serait absurde de le calculer par rapport à l'alcool, dont plus des trois quarts restent inutilisés. En pratique on met en excès le réactif le moins cher, et l'on récupère le surplus par distillation.
Trois amines isomères de formule C3H9N, de masse molaire 59,11 g/mol, bouillent respectivement à 48, 37 et 3 degrés Celsius. Le propan-1-ol, de masse molaire 60,10 g/mol, bout à 97 degrés.
Données : électronégativités N3,04 et O3,44. Barrière d'inversion de l'azote environ 25 kJ/mol ; on prendra A=1,0×1013 s−1, R=8,314 J/(mol·K) et T=298 K. La figure ci-dessous représente la N-éthyl-N-méthylpropan-1-amine.
a) Donnez les quatre isomères de C3H9N, nommez-les et précisez la classe de chacun. Expliquez en quoi le décompte des classes diffère de celui des alcools.
a) Les quatre isomères sont la propan-1-amine CH3CH2CH2NH2 et la propan-2-amine (CH3)2CHNH2, toutes deux PRIMAIRES ; la N-méthyléthanamine CH3CH2NHCH3, SECONDAIRE ; et la N,N-diméthylméthanamine (CH3)3N, TERTIAIRE. Le décompte diffère radicalement de celui des alcools et c'est le piège le plus fréquent du chapitre. Pour un alcool, on regarde le CARBONE qui porte le groupe −OH et l'on compte combien d'autres carbones lui sont liés. Pour une amine, on regarde l'AZOTE et l'on compte combien de carbones lui sont liés. La conséquence est immédiate : la propan-2-amine est une amine PRIMAIRE, alors que le propan-2-ol est un alcool SECONDAIRE, et pourtant le squelette est le même. Il ne faut donc jamais transposer le raisonnement d'un chapitre à l'autre.
Chapitre 11 · La spectroscopie et la détermination de structure
La règle du n+1 est la plus simple du chapitre et celle qu'on applique le plus souvent à tort. La figure en montre l'origine : elle construit un triplet à partir de deux voisins, en dédoublant le signal une fois par voisin.
Les hauteurs finales sont dans le rapport 1:2:1, indiqué sous chaque raie.
b) Prévoyez la multiplicité et l'intégration de tous les signaux du 1-bromopropane, puis du 2-bromopropane. Dites laquelle des deux molécules la RMN identifie le plus vite.
b) Pour le 1-bromopropane CH3CH2CH2Br : le CH2 porté par le brome sort vers 3,4 ppm, il a deux voisins donc c'est un TRIPLET intégrant 2 ; le CH2 central sort vers 1,9 ppm, il a 2+3=5 voisins donc c'est un SEXTUPLET intégrant 2 ; le méthyle sort vers 1,0 ppm, il a deux voisins donc c'est un TRIPLET intégrant 3. Soit trois signaux, 2:2:3. Pour le 2-bromopropane (CH3)2CHBr : les six hydrogènes des deux méthyles sont ÉQUIVALENTS par symétrie et n'ont qu'un seul voisin, donc un DOUBLET intégrant 6 vers 1,7 ppm ; l'hydrogène central a six voisins, donc un SEPTUPLET intégrant 1 vers 4,3 ppm. Soit deux signaux seulement, 6:1. C'est le 2-bromopropane que la RMN identifie le plus vite : deux signaux au lieu de trois, une intégration 6:1 impossible à confondre, et un septuplet dont la seule vue suffit à conclure. C'est le motif ISOPROPYLE, second grand motif à reconnaître d'emblée après le motif éthyle.
Toute la stéréochimie des sucres repose sur une convention de dessin vieille de plus d'un siècle, et sur un décompte élémentaire.
La figure présente les deux glycéraldéhydes en projection de Fischer, le plus simple des aldoses.
a) Énoncez les deux conventions de la projection de Fischer, puis dites quelle liaison pointe vers l'observateur et quelle liaison s'éloigne de lui.
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Réponse
a)Chaîne verticale, carbonyle en haut ; horizontales vers l'observateur
a) Première convention, la chaîne carbonée est VERTICALE et le carbone le plus oxydé, donc le carbonyle, est placé EN HAUT. Seconde convention, chaque carbone asymétrique se trouve à l'intersection d'une croix, ses deux substituants latéraux étant portés par les traits horizontaux. La règle spatiale, qui est le coeur de la convention et que l'on oublie souvent, est que les liaisons HORIZONTALES pointent VERS l'observateur, en avant du plan de la feuille, tandis que les liaisons VERTICALES s'éloignent de lui, vers l'arrière. Une projection de Fischer n'est donc pas un dessin plat mais la représentation aplatie d'une molécule dont chaque carbone est vu dans une orientation imposée. Il en découle une règle de manipulation stricte : on peut faire tourner une projection de 180 degrés dans le plan de la feuille sans rien changer, mais une rotation de 90 degrés ou un simple retournement de la feuille INVERSE la configuration de tous les centres, ce qui est l'erreur classique.
Chapitre 13 · La synthèse et l'analyse rétrosynthétique
Sur un cycle aromatique, deux étapes qui emploient exactement les mêmes réactifs ne donnent pas le même produit selon leur ORDRE, parce que le premier groupe installé oriente le second.
Le geste à répéter tient en une question : puis-je intervertir ces deux étapes ?
La figure donne les deux cibles du jour, toutes deux à préparer à partir du benzène.
Masses molaires en g/mol : C 12,01 ; H 1,008 ; N 14,01 ; O 16,00 ; Br 79,90.
a) Pour −OCH3, −CH3, −Cl, −COCH3, −NO2 et −SO3H, dites si le groupe active ou désactive le cycle et où il oriente la substitution suivante.
a) −OCH3 : l'oxygène donne un doublet au cycle par mésomérie, effet qui l'emporte sur son attraction inductive, donc ACTIVANT fort, orienteur ORTHO et PARA. −CH3 : donneur inductif seulement, activant faible, ortho et para. −Cl : attracteur inductif puissant mais donneur mésomère, donc désactivant FAIBLE et pourtant orienteur ortho et para. C'est l'exception à connaître, et elle se comprend en séparant les deux questions : l'inductif décide de la VITESSE, la mésomérie décide de la POSITION, car seule la mésomérie stabilise le carbocation intermédiaire de l'attaque ortho ou para. −COCH3, −NO2 et −SO3H : attracteurs, DÉSACTIVANTS, orienteurs MÉTA. La grille du corrigé range les six groupes.
Chapitre 14 · Les techniques de laboratoire : synthétiser, purifier, caractériser
L'extraction liquide-liquide exploite une différence de SOLUBILITÉ entre deux phases non miscibles. On agite, chaque espèce se répartit selon son affinité, on laisse décanter, on ouvre le robinet.
Reste la question que l'on se pose dix fois par session devant l'ampoule : laquelle des deux phases est l'organique ? La réponse ne se devine pas, elle se lit dans un tableau de masses volumiques.
Solvant
ρ (g/mL)
Solvant
ρ (g/mL)
Éther diéthylique
0,713
Eau
1,000
Toluène
0,867
Solution saturée de NaCl
1,20
Acétate d'éthyle
0,902
Dichlorométhane
1,326
Méthanol
0,792
Chloroforme
1,489
b) Dans l'ampoule de la figure, la phase inférieure occupe 60,0 mL et pèse 79,6 g. Calculez sa masse volumique et identifiez le solvant. Le méthanol était-il un candidat possible ?
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Réponse
b)1,327 g/mL, donc le dichlorométhane ; le méthanol est exclu car miscible à l'eau
b) La masse volumique vaut 60,079,6=1,327 g/mL. Le tableau donne le dichlorométhane à 1,326 : c'est lui. Le méthanol n'était pas un candidat possible, et pour une raison qui n'a rien à voir avec sa masse volumique : il est MISCIBLE à l'eau en toutes proportions, donc il ne forme jamais de seconde phase. C'est le piège du tableau, qui range côte à côte des solvants extracteurs et un solvant qui n'extrait rien. Un solvant d'extraction doit satisfaire trois conditions simultanées : être non miscible à l'eau, dissoudre le produit mieux que l'eau ne le fait, et bouillir assez bas pour s'évaporer ensuite sans chauffer le produit. Le méthanol, l'éthanol et l'acétone échouent à la première ; l'éther, le dichlorométhane, l'acétate d'éthyle et le toluène la satisfont. Le test de terrain, quand on doute de l'identité d'une phase, consiste à ajouter une goutte d'eau en haut de l'ampoule et à regarder où elle va : si elle traverse la couche supérieure, celle-ci est organique.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.