Faire le point : Calcul I, Polytechnique (MTH1101)
Une question par chapitre, 16 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.
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Les chapitres du cours
Dans l'ordre du cours.
Chapitre 1 · Les suites
L'échelle des croissances, pour k>0, p>0 et a>1 : (lnn)p≪nk≪an≪n!≪nn, où un≪vn signifie vnun→0. On admet aussi (1+n1)n→e et l'encadrement 2<e<3.
La figure montre les douze premiers termes de an=nn2nn! (en bleu) et de bn=nn3nn! (en orange). Les deux formules ne diffèrent que par la base de l'exponentielle.
b) Calculez limn!−n3n!+5n et lim2nn−7n3nn+n!.
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Réponse
b)1 et 23
b) On divise par le terme DOMINANT, celui du plus haut échelon. Pour la première, c'est n! : n!−n3n!+5n=1−n!n31+n!5n→1−01+0=1, car 5n≪n! et n3≪n!. Pour la seconde, c'est nn : 2nn−7n3nn+n!=2−(n7)n3+nnn!→23, car n!≪nn et (n7)n→0 (pour n≥14, 0<(n7)n≤(21)n). L'erreur fréquente est de diviser par 7n dans la seconde, parce que l'exponentielle « a l'air » la plus forte : nn a une base qui grandit, il domine tout.
Test de divergence : si limn→∞an n'existe pas ou n'est pas nulle, la série ∑an diverge. Il n'a qu'un verdict possible. Quand an→0, il se TAIT, et une copie qui en déduit la convergence perd toute la question.
Pour chaque série, calculez liman et dites ce que le test conclut, sans rien ajouter.
a) ∑n=1∞(n−n2+n)
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Réponse
a)liman=−21=0 : la série diverge
a) Forme ∞−∞ : on multiplie par la quantité conjuguée. n−n2+n=n+n2+nn2−(n2+n)=n+n2+n−n=1+1+n1−1→−21. La limite existe et n'est pas nulle : la série DIVERGE, et l'étude s'arrête là. Les sommes partielles se comportent comme −2N : on ajoute indéfiniment des termes proches de −21. Un réflexe utile : un terme qui tend vers une constante non nulle ajoute à peu près cette constante à chaque pas, aucune somme finie ne peut en résulter.
Pour une série entière ∑cn(x−a)n, le critère de d'Alembert ou celui de Cauchy, appliqué à la valeur absolue du terme général pour x fixé, donne le rayon de convergence R : la série converge absolument si ∣x−a∣<R et diverge si ∣x−a∣>R. Aux deux bornes x=a±R, la limite du critère vaut exactement 1 et il ne décide rien : chaque borne se remplace dans la série, qui devient une série numérique, et se tranche avec les critères du chapitre précédent.
a) Déterminez le rayon et l'intervalle de convergence de ∑n≥1n23nxn.
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Réponse
a)R=31 ; intervalle [−31;31]
a) Avec an=n23nxn et x=0 fixé, anan+1=3∣x∣(n+1)2n2→3∣x∣. Le critère de d'Alembert donne la convergence absolue si 3∣x∣<1, la divergence si 3∣x∣>1 : R=31. Le piège est d'écrire R=3 par réflexe : la puissance 3n est au NUMÉRATEUR, elle accélère la croissance des termes et rétrécit le rayon. Bornes : en x=31, la série devient ∑n21, série de Riemann avec p=2>1, convergente ; en x=−31, elle devient ∑n2(−1)n, dont la série des valeurs absolues est la même série de Riemann : convergence absolue. Intervalle : [−31;31].
La formule des coefficients se lit dans les deux sens. Dès qu'un développement de f en a est connu, quelle que soit la route qui l'a produit, le théorème d'unicité garantit que son coefficient cn vaut n!f(n)(a). Donc f(n)(a)=n!cn, sans dériver une seule fois.
a) Soit f(x)=x3sin(x2). Donnez sa série de Maclaurin, puis f(12)(0) et f(13)(0).
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Réponse
a)f(x)=∑n≥0(2n+1)!(−1)nx4n+5 ; f(12)(0)=0 et f(13)(0)=5!13!=51891840
a) Avec u=x2 dans la série de sinu : sin(x2)=∑n≥0(2n+1)!(−1)nx4n+2, puis on multiplie par x3 : f(x)=∑n≥0(2n+1)!(−1)nx4n+5=x5−6x9+120x13−⋯, pour tout x. Les seuls exposants présents sont 5, 9, 13, 17, ... ; 12 n'en fait pas partie, donc c12=0 et f(12)(0)=0. Pour 13=4n+5, n=2 et c13=5!1=1201, d'où f(13)(0)=13!⋅1201=1206227020800=51891840. Deux pièges ici : répondre 1201, c'est-à-dire donner le coefficient au lieu de la dérivée (oubli du facteur 13!) ; et confondre le rang n de la somme avec l'exposant de x, ce qui ferait chercher n=13. Treize dérivations du produit x3sin(x2) auraient demandé une page de règle de Leibniz.
On veut e0,1 à 10−3 près, sans calculatrice, à l'aide du polynôme de Taylor Tn de f(x)=ex en a=0. On sait seulement que e<3.
a) Justifiez que M=3 majore toutes les dérivées de f sur [0;0,1], puis déterminez le plus petit degré n pour lequel l'inégalité de Taylor garantit ∣Rn(0,1)∣<10−3.
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Réponse
a)f(k)(t)=et≤e0,1<e<3 ; n=1 donne 2003, trop grand ; n=2 donne 20001<10−3 : n=2
a) Toutes les dérivées de ex valent et, fonction croissante : sur [0;0,1], leur maximum est e0,1, et e0,1≤e1<3. Donc M=3 convient pour tout n. L'inégalité de Taylor donne ∣Rn(0,1)∣≤(n+1)!3(0,1)n+1. Pour n=1 : 23×0,01=2003=0,015, trop grand. Pour n=2 : 63×0,001=20001=5×10−4<10−3. Le plus petit degré est n=2. Le majorant n'a pas besoin d'être fin, il doit être VRAI et SUFFISANT : M=2 serait aussi justifiable (e0,1<2 car e<3<210), mais il ne change pas la réponse. Attention au sens de la question : on cherche n tel que la BORNE soit sous 10−3, puisque l'erreur réelle est précisément ce qu'on ignore.
On cherche toutes les solutions dans C de l'équation z4=−8−83i.
La figure montre le cercle de centre 0 et de rayon 2, et le point w0 d'affixe 3−i.
a) Écrivez −8−83i sous forme polaire, l'argument dans ]−π;π].
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Réponse
a)−8−83i=16e−i2π/3
a) Module : 64+192=256=16. Puis cosθ=16−8=−21 et sinθ=16−83=−23 : les deux signes sont négatifs, troisième quadrant, donc θ=−32π. Le calcul arctan−8−83=arctan3=3π donnerait un angle du premier quadrant, et toutes les racines seraient fausses : c'est le même piège qu'à l'exercice 2, et il coûte ici la question entière. Donc −8−83i=16e−i2π/3.
Chapitre 7 · Fonctions de plusieurs variables et courbes de niveau
On étudie la fonction f(x,y)=y2−x2 et son graphe, la surface S d'équation z=y2−x2. Une TRACE de S est son intersection avec un plan vertical x=a ou y=b : c'est une courbe de l'espace, qu'on dessine dans le plan de coupe.
b) Donnez la plus petite valeur de z sur la trace dans le plan x=2, et la plus grande valeur de z sur la trace dans le plan y=3.
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Réponse
b)Minimum −4 dans le plan x=2 ; maximum 9 dans le plan y=3
b) Dans le plan x=2 : z=y2−4, la même parabole que dans le plan x=0, descendue de 4 ; son minimum est −4, atteint en y=0. Dans le plan y=3 : z=9−x2, la parabole du plan y=0 remontée de 9 ; son maximum est 9, en x=0. Toutes les traces x=a sont donc des copies translatées les unes des autres, et de même pour les traces y=b : la surface est engendrée par une parabole qui glisse le long d'une autre parabole tournée dans l'autre sens.
Chapitre 8 · Limite et continuité à plusieurs variables
On considère f(x,y)=x4+y2x2y, définie sur R2 privé de l'origine.
La figure représente, en fonction de t, les valeurs de f le long de deux chemins qui mènent à l'origine : le chemin 1, la droite y=x, parcourue par le point (t,t) ; le chemin 2, la parabole y=x2, parcourue par le point (t,t2). Les points ouverts marquent t=0, où f n'est pas définie.
c) Calculez la limite de f en (0,0) le long de la parabole y=kx2, k réel fixé, et donnez sa valeur pour k=−2. Concluez sur (x,y)→(0,0)limf(x,y).
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Réponse
c)1+k2k, soit −52 pour k=−2 ; la limite n'existe pas (0 sur y=x, 21 sur y=x2)
c) Pour x=0, f(x,kx2)=x4+k2x4kx4=1+k2k, constante : chaque parabole y=kx2 est une courbe de niveau. Avec k=−2 : −52. Deux chemins, la droite y=x qui donne 0 et la parabole y=x2 qui donne 21, mènent à deux limites différentes : la limite en (0,0) n'existe pas. Pourquoi les droites ratent-elles ces valeurs ? Le long d'une droite, y est de l'ordre de x, donc y2 écrase x4 au dénominateur et la fraction s'effondre. L'équilibre se produit quand x4 et y2 sont du MÊME ordre, c'est-à-dire quand y est de l'ordre de x2 : d'où les paraboles. C'est la recette générale pour choisir un chemin : égaler les ordres des termes du dénominateur, ici x4∼y2, ce qui donne une courbe y=kxm.
Une même expression peut être une puissance pour une variable et une exponentielle pour l'autre, ou une borne d'intégrale pour l'une et une constante pour l'autre. Avant de dériver, demandez-vous à chaque fois : « avec cette variable gelée, quelle fonction d'UNE variable ai-je sous les yeux ? »
a) p(x,y)=xy, pour x>0. Calculez px et py, puis leurs valeurs en (2,3).
a) Avec y gelé, xy est une PUISSANCE de x à exposant constant : px=yxy−1, et px(2,3)=3×22=12. Avec x gelé, xy est une EXPONENTIELLE de base constante x>0 : xy=eylnx, donc py=lnx⋅eylnx=xylnx, et py(2,3)=8ln2≈5,545. Les deux erreurs symétriques sont classiques : écrire px=xylnx, en traitant x comme la base fixe alors que c'est lui qui varie, ou py=yxy−1, en appliquant la règle des puissances à un exposant qui bouge. Une seule question tranche tout : laquelle des deux lettres est gelée ?
On considère f(x,y)=x2+y2xy si (x,y)=(0,0), et f(0,0)=0.
La figure représente des courbes de niveau de f : chaque droite passant par l'origine, l'origine exceptée, est une courbe de niveau, et la valeur de f sur cette droite est écrite à l'une de ses extrémités. Les deux axes, origine exceptée, forment la courbe de niveau 0.
c) f est-elle continue en (0,0) ? Est-elle différentiable en (0,0) ? Justifiez par un théorème du cours.
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Réponse
c)Non continue (limites 0 et 21 selon le chemin), donc non différentiable
c) Le long de l'axe des x, f tend vers 0 ; le long de la diagonale, f tend vers 21. Deux chemins donnent deux limites différentes, donc (x,y)→(0,0)limf(x,y) n'existe pas et f n'est pas continue en (0,0). Le théorème du cours dit : si f est différentiable en (a,b), alors f est continue en (a,b). Par contraposée, f n'est pas différentiable en (0,0), et la surface n'a pas de plan tangent au-dessus de l'origine. Le résultat à retenir : l'existence de fx(a,b) et de fy(a,b) n'entraîne ni la différentiabilité, ni même la continuité. C'est la différence avec une variable, où « dérivable » entraîne « continue ».
On considère z=f(x,y)=x2y−3xy, et un point mobile dont la position au temps t est x=t2+1, y=3−t. La quantité z devient donc une fonction du seul temps t, mais elle dépend de t par DEUX intermédiaires, x et y.
b) Calculez dtdz en t=1 par cette formule.
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Réponse
b)En t=1 : (x,y)=(2,2), fx=2, fy=−2, x′=2, y′=−1, donc dtdz=4+2=6
b) On calcule d'abord le point : en t=1, x=2 et y=2. Puis les dérivées partielles en CE point : fx=2xy−3y donne fx(2,2)=8−6=2, et fy=x2−3x donne fy(2,2)=4−6=−2. Enfin les dérivées de la trajectoire : x′(t)=2t vaut 2 et y′(t)=−1. Donc dtdz=2×2+(−2)×(−1)=4+2=6. L'ordre des gestes compte : le point d'abord, les dérivées partielles évaluées en ce point ensuite, le produit à la fin.
Deux surfaces de niveau F=0 et G=0 qui passent par un même point P, avec des gradients non nuls en P, sont dites TANGENTES en P si ∇F(P) et ∇G(P) sont parallèles (elles ont alors le même plan tangent), et ORTHOGONALES en P si ces deux vecteurs sont orthogonaux.
a) Montrez que la sphère x2+y2+z2=8 et le cône z2=x2+y2 sont orthogonaux au point (2,0,2), puis en tout point de leur intersection. Décrivez cette intersection.
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Réponse
a)∇F⋅∇G=4(x2+y2−z2)=0 sur le cône ; intersection : deux cercles x2+y2=4, z=±2
a) On écrit les deux surfaces comme surfaces de niveau : F=x2+y2+z2−8 et G=x2+y2−z2, avec ∇F=(2x,2y,2z) et ∇G=(2x,2y,−2z). Le point (2,0,2) est sur les deux : 4+0+4=8 et 4=4+0. En ce point, ∇F=(4,0,4), ∇G=(4,0,−4) et ∇F⋅∇G=16+0−16=0 : orthogonaux. En un point quelconque, ∇F⋅∇G=4x2+4y2−4z2=4(x2+y2−z2), qui est nul dès que le point est sur le cône : l'orthogonalité vaut sur TOUTE l'intersection, sans calcul point par point. Pour décrire l'intersection, on reporte x2+y2=z2 dans la sphère : 2z2=8, donc z=±2 et x2+y2=4 : deux cercles de rayon 2, dans les plans z=2 et z=−2. Géométriquement : les génératrices du cône passent par le centre de la sphère, ce sont des rayons, et un rayon est perpendiculaire à la sphère.
Chapitre 13 · Approximation quadratique et Taylor à deux variables
La partie quadratique de T2 est une FORME QUADRATIQUE q(h,k)=Ah2+2Bhk+Ck2. Son signe dit de quel côté la surface s'écarte de son approximation linéaire ; on l'étudie ici pour elle-même, sur trois exemples :
La figure est la carte de contour de l'une de ces trois formes : niveaux 1 et 4 en rouge, niveaux −1 et −4 en bleu, et en pointillé les droites où la forme s'annule.
a) Par complétion du carré, écrivez chaque forme comme somme ou différence de carrés et donnez son signe pour (h,k)=(0,0).
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Réponse
a)q1=(h+k)2+h2>0 ; q2=(h+2k)2−3k2 change de signe ; q3=−(h−k)2≤0, nulle sur k=h
a) q1=2h2+2hk+k2=(h+k)2+h2 : somme de deux carrés, nulle seulement si h=0 ET h+k=0, c'est-à-dire en (0,0). Donc q1>0 pour (h,k)=(0,0) : forme définie positive. q2=h2+4hk+k2=(h+2k)2−4k2+k2=(h+2k)2−3k2 : DIFFÉRENCE de deux carrés. Elle vaut 1 en (1,0) et 1+4(1)(−1)+1=−2 en (1,−1) : elle change de signe. q3=−(h2−2hk+k2)=−(h−k)2 : toujours ≤0, mais nulle sur toute une droite, pas seulement en (0,0) : forme semi-définie négative, dégénérée. La complétion du carré se fait en regroupant tout ce qui contient h ; ce qui reste en k2 décide.
Chapitre 14 · Extrema et optimisation sans contrainte
On considère f(x,y)=x2+y4, g(x,y)=y2−x3 et h(x,y)=(y−x2)(y−3x2)=y2−4x2y+3x4.
La figure montre, pour h, les deux paraboles y=x2 et y=3x2 sur lesquelles h s'annule : la région hachurée entre elles est celle où h<0, et h>0 partout ailleurs hors des paraboles.
a) Vérifiez que l'origine est un point critique de f, de g et de h, et que D(0,0)=0 pour les trois. Que permet de conclure le test ?
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Réponse
a)Gradient nul et D(0,0)=0 pour f, g et h : le test ne conclut RIEN
a) ∇f=(2x;4y3), ∇g=(−3x2;2y), ∇h=(−8xy+12x3;2y−4x2) : les trois gradients sont nuls en (0,0). À l'origine : pour f, fxx=2, fyy=12y2=0, fxy=0 ; pour g, gxx=−6x=0, gyy=2, gxy=0 ; pour h, hxx=−8y+36x2=0, hyy=2, hxy=−8x=0. Dans les trois cas D(0,0)=0, et le théorème ne dit alors RIEN : ni minimum, ni maximum, ni selle. Écrire « D=0, donc point de selle » est l'erreur classique, et les trois fonctions vont la réfuter : même D, natures différentes. Il faut revenir à la définition et étudier le signe de F(x,y)−F(0,0) près de l'origine.
Pour une fonction quadratique dont la hessienne est H, la recherche linéaire exacte a une formule : en notant g=∇f(xk), le pas optimal est tk=g⋅Hgg⋅g (on l'admet ici ; l'exercice 5 la démontre).
On l'applique à f(x,y)=x2+2xy+3y2, dont le minimum est (0;0), à partir de x0=(3;0).
a) Écrivez la hessienne H de f sous forme de tableau 2×2.
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Réponse
a)H=(2226)
a) fxx=2, fxy=fyx=2 et fyy=6, donc H=(2226). Les coefficients de f sont 1, 2 et 3 ; ceux de H sont leurs dérivées secondes, ce qui DOUBLE les termes carrés (x2 donne 2, 3y2 donne 6) et garde le terme croisé (2xy donne 2). C'est exactement l'endroit où la question c) va piéger.
On cherche les extrema de f(x,y,z)=xyz sur la sphère d'équation x2+y2+z2=3. On note g(x,y,z)=x2+y2+z2.
b) Cas λ=0 : montrez qu'au moins deux coordonnées sont nulles. Combien de points obtient-on, et que vaut f en chacun ?
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Réponse
b)Six points (±3;0;0), (0;±3;0), (0;0;±3), où f=0
b) Cas λ=0 : (1), (2), (3) deviennent yz=0, xz=0, xy=0. Si deux coordonnées étaient non nulles, leur produit le serait aussi : au plus une coordonnée est non nulle, donc au moins deux sont nulles. Avec (4), la troisième vaut ±3. On obtient six points, (±3;0;0), (0;±3;0), (0;0;±3), qui vérifient bien le système avec λ=0, et f=0 en chacun : en ces points, ∇f est le vecteur nul. Ils ne sont pas des extrema, puisque f prend des valeurs positives et négatives sur la sphère, mais ils sont des candidats, et il fallait les écrire.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.