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Faire le point : Calcul I, Polytechnique (MTH1101)

Une question par chapitre, 16 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.

Avec ton espace gratuit, chaque réponse est gardée et ton tableau de bord range chaque chapitre : réussi au test, ou à travailler. Ce sont les mêmes questions que sur les pages des séries : une réponse donnée ici compte là-bas.

Les chapitres du cours

Dans l'ordre du cours.

Chapitre 1 · Les suites

L'échelle des croissances, pour k>0k>0, p>0p>0 et a>1a>1 : (ln⁡n)p≪nk≪an≪n!≪nn(\ln n)^p\ll n^k\ll a^n\ll n!\ll n^n, où un≪vnu_n\ll v_n signifie unvn→0\frac{u_n}{v_n}\to 0. On admet aussi (1+1n)n→e\left(1+\frac{1}{n}\right)^n\to e et l'encadrement 2<e<32<e<3.

La figure montre les douze premiers termes de an=2n n!nna_n=\frac{2^n\,n!}{n^n} (en bleu) et de bn=3n n!nnb_n=\frac{3^n\,n!}{n^n} (en orange). Les deux formules ne diffèrent que par la base de l'exponentielle.

1234567891011121351015202530bₙ = 3ⁿ n! / nⁿaₙ = 2ⁿ n! / nⁿn

b) Calculez lim⁡n!+5nn!−n3\lim\frac{n!+5^n}{n!-n^3} et lim⁡3nn+n!2nn−7n\lim\frac{3n^n+n!}{2n^n-7^n}.

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b)
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Réponse

b) 11 et 32\frac{3}{2}

b) On divise par le terme DOMINANT, celui du plus haut échelon. Pour la première, c'est n!n! : n!+5nn!−n3=1+5nn!1−n3n!→1+01−0=1\frac{n!+5^n}{n!-n^3}=\frac{1+\frac{5^n}{n!}}{1-\frac{n^3}{n!}}\to\frac{1+0}{1-0}=1, car 5n≪n!5^n\ll n! et n3≪n!n^3\ll n!. Pour la seconde, c'est nnn^n : 3nn+n!2nn−7n=3+n!nn2−(7n)n→32\frac{3n^n+n!}{2n^n-7^n}=\frac{3+\frac{n!}{n^n}}{2-\left(\frac{7}{n}\right)^n}\to\frac{3}{2}, car n!≪nnn!\ll n^n et (7n)n→0\left(\frac{7}{n}\right)^n\to 0 (pour n≥14n\ge 14, 0<(7n)n≤(12)n0<\left(\frac{7}{n}\right)^n\le\left(\frac{1}{2}\right)^n). L'erreur fréquente est de diviser par 7n7^n dans la seconde, parce que l'exponentielle « a l'air » la plus forte : nnn^n a une base qui grandit, il domine tout.

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Chapitre 2 · Les séries et leur convergence

Test de divergence : si lim⁡n→∞an\lim_{n\to\infty} a_n n'existe pas ou n'est pas nulle, la série ∑an\sum a_n diverge. Il n'a qu'un verdict possible. Quand an→0a_n \to 0, il se TAIT, et une copie qui en déduit la convergence perd toute la question.

Pour chaque série, calculez lim⁡an\lim a_n et dites ce que le test conclut, sans rien ajouter.

a) ∑n=1∞(n−n2+n)\sum_{n=1}^{\infty} \left(n - \sqrt{n^{2} + n}\right)

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a)
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Réponse

a) lim⁡an=−12≠0\lim a_n = -\frac{1}{2} \ne 0 : la série diverge

a) Forme ∞−∞\infty - \infty : on multiplie par la quantité conjuguée. n−n2+n=n2−(n2+n)n+n2+n=−nn+n2+n=−11+1+1n→−12n - \sqrt{n^{2}+n} = \frac{n^{2} - (n^{2} + n)}{n + \sqrt{n^{2} + n}} = \frac{-n}{n + \sqrt{n^{2}+n}} = \frac{-1}{1 + \sqrt{1 + \frac{1}{n}}} \to -\frac{1}{2}. La limite existe et n'est pas nulle : la série DIVERGE, et l'étude s'arrête là. Les sommes partielles se comportent comme −N2-\frac{N}{2} : on ajoute indéfiniment des termes proches de −12-\frac{1}{2}. Un réflexe utile : un terme qui tend vers une constante non nulle ajoute à peu près cette constante à chaque pas, aucune somme finie ne peut en résulter.

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Chapitre 3 · Les séries entières

Pour une série entière ∑cn(x−a)n\sum c_{n}(x-a)^{n}, le critère de d'Alembert ou celui de Cauchy, appliqué à la valeur absolue du terme général pour xx fixé, donne le rayon de convergence RR : la série converge absolument si ∣x−a∣<R|x-a|<R et diverge si ∣x−a∣>R|x-a|>R. Aux deux bornes x=a±Rx=a\pm R, la limite du critère vaut exactement 11 et il ne décide rien : chaque borne se remplace dans la série, qui devient une série numérique, et se tranche avec les critères du chapitre précédent.

a) Déterminez le rayon et l'intervalle de convergence de ∑n≥13nxnn2\sum_{n\geq 1}\dfrac{3^{n}x^{n}}{n^{2}}.

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a)
Intervalle ;
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Réponse

a) R=13R=\frac{1}{3} ; intervalle [−13 ;13]\left[-\frac{1}{3}\,;\frac{1}{3}\right]

a) Avec an=3nxnn2a_{n}=\frac{3^{n}x^{n}}{n^{2}} et x≠0x\neq 0 fixé, ∣an+1an∣=3∣x∣ n2(n+1)2→3∣x∣\left|\frac{a_{n+1}}{a_{n}}\right|=3|x|\,\frac{n^{2}}{(n+1)^{2}}\to 3|x|. Le critère de d'Alembert donne la convergence absolue si 3∣x∣<13|x|<1, la divergence si 3∣x∣>13|x|>1 : R=13R=\frac{1}{3}. Le piège est d'écrire R=3R=3 par réflexe : la puissance 3n3^{n} est au NUMÉRATEUR, elle accélère la croissance des termes et rétrécit le rayon. Bornes : en x=13x=\frac{1}{3}, la série devient ∑1n2\sum\frac{1}{n^{2}}, série de Riemann avec p=2>1p=2>1, convergente ; en x=−13x=-\frac{1}{3}, elle devient ∑(−1)nn2\sum\frac{(-1)^{n}}{n^{2}}, dont la série des valeurs absolues est la même série de Riemann : convergence absolue. Intervalle : [−13 ;13]\left[-\frac{1}{3}\,;\frac{1}{3}\right].

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Chapitre 4 · Les séries de Taylor et de Maclaurin

La formule des coefficients se lit dans les deux sens. Dès qu'un développement de ff en aa est connu, quelle que soit la route qui l'a produit, le théorème d'unicité garantit que son coefficient cnc_{n} vaut f(n)(a)n!\frac{f^{(n)}(a)}{n!}. Donc f(n)(a)=n! cnf^{(n)}(a)=n!\,c_{n}, sans dériver une seule fois.

a) Soit f(x)=x3sin⁡(x2)f(x)=x^{3}\sin\left(x^{2}\right). Donnez sa série de Maclaurin, puis f(12)(0)f^{(12)}(0) et f(13)(0)f^{(13)}(0).

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a)
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Réponse

a) f(x)=∑n≥0(−1)nx4n+5(2n+1)!f(x)=\sum_{n\ge 0}\frac{(-1)^{n}x^{4n+5}}{(2n+1)!} ; f(12)(0)=0f^{(12)}(0)=0 et f(13)(0)=13!5!=51 891 840f^{(13)}(0)=\frac{13!}{5!}=51\,891\,840

a) Avec u=x2u=x^{2} dans la série de sin⁡u\sin u : sin⁡(x2)=∑n≥0(−1)nx4n+2(2n+1)!\sin\left(x^{2}\right)=\sum_{n\ge 0}\frac{(-1)^{n}x^{4n+2}}{(2n+1)!}, puis on multiplie par x3x^{3} : f(x)=∑n≥0(−1)nx4n+5(2n+1)!=x5−x96+x13120−⋯f(x)=\sum_{n\ge 0}\frac{(-1)^{n}x^{4n+5}}{(2n+1)!}=x^{5}-\frac{x^{9}}{6}+\frac{x^{13}}{120}-\cdots, pour tout xx. Les seuls exposants présents sont 55, 99, 1313, 1717, ... ; 1212 n'en fait pas partie, donc c12=0c_{12}=0 et f(12)(0)=0f^{(12)}(0)=0. Pour 13=4n+513=4n+5, n=2n=2 et c13=15!=1120c_{13}=\frac{1}{5!}=\frac{1}{120}, d'où f(13)(0)=13!⋅1120=6 227 020 800120=51 891 840f^{(13)}(0)=13!\cdot\frac{1}{120}=\frac{6\,227\,020\,800}{120}=51\,891\,840. Deux pièges ici : répondre 1120\frac{1}{120}, c'est-à-dire donner le coefficient au lieu de la dérivée (oubli du facteur 13!13!) ; et confondre le rang nn de la somme avec l'exposant de xx, ce qui ferait chercher n=13n=13. Treize dérivations du produit x3sin⁡(x2)x^{3}\sin\left(x^{2}\right) auraient demandé une page de règle de Leibniz.

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Chapitre 5 · L'erreur d'approximation de Taylor

On veut e0,1e^{0{,}1} à 10−310^{-3} près, sans calculatrice, à l'aide du polynôme de Taylor TnT_n de f(x)=exf(x)=e^{x} en a=0a=0. On sait seulement que e<3e<3.

a) Justifiez que M=3M=3 majore toutes les dérivées de ff sur [0 ;0,1][0\,;0{,}1], puis déterminez le plus petit degré nn pour lequel l'inégalité de Taylor garantit ∣Rn(0,1)∣<10−3|R_n(0{,}1)|<10^{-3}.

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a)
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Réponse

a) f(k)(t)=et≤e0,1<e<3f^{(k)}(t)=e^{t}\le e^{0{,}1}<e<3 ; n=1n=1 donne 3200\frac{3}{200}, trop grand ; n=2n=2 donne 12000<10−3\frac{1}{2000}<10^{-3} : n=2n=2

a) Toutes les dérivées de exe^{x} valent ete^{t}, fonction croissante : sur [0 ;0,1][0\,;0{,}1], leur maximum est e0,1e^{0{,}1}, et e0,1≤e1<3e^{0{,}1}\le e^{1}<3. Donc M=3M=3 convient pour tout nn. L'inégalité de Taylor donne ∣Rn(0,1)∣≤3(n+1)!(0,1)n+1|R_n(0{,}1)|\le\frac{3}{(n+1)!}(0{,}1)^{n+1}. Pour n=1n=1 : 3×0,012=3200=0,015\frac{3\times 0{,}01}{2}=\frac{3}{200}=0{,}015, trop grand. Pour n=2n=2 : 3×0,0016=12000=5×10−4<10−3\frac{3\times 0{,}001}{6}=\frac{1}{2000}=5\times 10^{-4}<10^{-3}. Le plus petit degré est n=2n=2. Le majorant n'a pas besoin d'être fin, il doit être VRAI et SUFFISANT : M=2M=2 serait aussi justifiable (e0,1<2e^{0{,}1}<2 car e<3<210e<3<2^{10}), mais il ne change pas la réponse. Attention au sens de la question : on cherche nn tel que la BORNE soit sous 10−310^{-3}, puisque l'erreur réelle est précisément ce qu'on ignore.

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Chapitre 6 · Les nombres complexes

On cherche toutes les solutions dans C\mathbb{C} de l'équation z4=−8−83 iz^{4}=-8-8\sqrt{3}\,i.

La figure montre le cercle de centre 00 et de rayon 22, et le point w0w_{0} d'affixe 3−i\sqrt{3}-i.

−3−2−1123−3−2−1123w₀|z| = 2

a) Écrivez −8−83 i-8-8\sqrt{3}\,i sous forme polaire, l'argument dans ]−π ;π]]-\pi\,;\pi].

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a)
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Réponse

a) −8−83 i=16e−i2π/3-8-8\sqrt{3}\,i=16e^{-i2\pi/3}

a) Module : 64+192=256=16\sqrt{64+192}=\sqrt{256}=16. Puis cos⁡θ=−816=−12\cos\theta=\frac{-8}{16}=-\frac{1}{2} et sin⁡θ=−8316=−32\sin\theta=\frac{-8\sqrt{3}}{16}=-\frac{\sqrt{3}}{2} : les deux signes sont négatifs, troisième quadrant, donc θ=−2π3\theta=-\frac{2\pi}{3}. Le calcul arctan⁡−83−8=arctan⁡3=π3\arctan\frac{-8\sqrt{3}}{-8}=\arctan\sqrt{3}=\frac{\pi}{3} donnerait un angle du premier quadrant, et toutes les racines seraient fausses : c'est le même piège qu'à l'exercice 2, et il coûte ici la question entière. Donc −8−83 i=16e−i2π/3-8-8\sqrt{3}\,i=16e^{-i2\pi/3}.

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Chapitre 7 · Fonctions de plusieurs variables et courbes de niveau

On étudie la fonction f(x,y)=y2−x2f(x,y)=y^{2}-x^{2} et son graphe, la surface SS d'équation z=y2−x2z=y^{2}-x^{2}. Une TRACE de SS est son intersection avec un plan vertical x=ax=a ou y=by=b : c'est une courbe de l'espace, qu'on dessine dans le plan de coupe.

b) Donnez la plus petite valeur de zz sur la trace dans le plan x=2x=2, et la plus grande valeur de zz sur la trace dans le plan y=3y=3.

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b)
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Réponse

b) Minimum −4-4 dans le plan x=2x=2 ; maximum 99 dans le plan y=3y=3

b) Dans le plan x=2x=2 : z=y2−4z=y^{2}-4, la même parabole que dans le plan x=0x=0, descendue de 44 ; son minimum est −4-4, atteint en y=0y=0. Dans le plan y=3y=3 : z=9−x2z=9-x^{2}, la parabole du plan y=0y=0 remontée de 99 ; son maximum est 99, en x=0x=0. Toutes les traces x=ax=a sont donc des copies translatées les unes des autres, et de même pour les traces y=by=b : la surface est engendrée par une parabole qui glisse le long d'une autre parabole tournée dans l'autre sens.

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Chapitre 8 · Limite et continuité à plusieurs variables

On considère f(x,y)=x2yx4+y2f(x,y)=\dfrac{x^{2}y}{x^{4}+y^{2}}, définie sur R2\mathbb{R}^{2} privé de l'origine.

La figure représente, en fonction de tt, les valeurs de ff le long de deux chemins qui mènent à l'origine : le chemin 1, la droite y=xy=x, parcourue par le point (t,t)(t,t) ; le chemin 2, la parabole y=x2y=x^{2}, parcourue par le point (t,t2)(t,t^{2}). Les points ouverts marquent t=0t=0, où ff n'est pas définie.

−0,75−0,5−0,250,250,50,75−0,4−0,20,20,40,60,8ABt

c) Calculez la limite de ff en (0,0)(0,0) le long de la parabole y=kx2y=kx^{2}, kk réel fixé, et donnez sa valeur pour k=−2k=-2. Concluez sur lim⁡(x,y)→(0,0)f(x,y)\lim\limits_{(x,y)\to(0,0)}f(x,y).

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c)
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Réponse

c) k1+k2\frac{k}{1+k^{2}}, soit −25-\frac{2}{5} pour k=−2k=-2 ; la limite n'existe pas (00 sur y=xy=x, 12\frac{1}{2} sur y=x2y=x^{2})

c) Pour x≠0x\neq 0, f(x,kx2)=kx4x4+k2x4=k1+k2f(x,kx^{2})=\dfrac{kx^{4}}{x^{4}+k^{2}x^{4}}=\dfrac{k}{1+k^{2}}, constante : chaque parabole y=kx2y=kx^{2} est une courbe de niveau. Avec k=−2k=-2 : −25-\dfrac{2}{5}. Deux chemins, la droite y=xy=x qui donne 00 et la parabole y=x2y=x^{2} qui donne 12\frac{1}{2}, mènent à deux limites différentes : la limite en (0,0)(0,0) n'existe pas. Pourquoi les droites ratent-elles ces valeurs ? Le long d'une droite, yy est de l'ordre de xx, donc y2y^{2} écrase x4x^{4} au dénominateur et la fraction s'effondre. L'équilibre se produit quand x4x^{4} et y2y^{2} sont du MÊME ordre, c'est-à-dire quand yy est de l'ordre de x2x^{2} : d'où les paraboles. C'est la recette générale pour choisir un chemin : égaler les ordres des termes du dénominateur, ici x4∼y2x^{4}\sim y^{2}, ce qui donne une courbe y=kxmy=kx^{m}.

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Chapitre 9 · Les dérivées partielles

Une même expression peut être une puissance pour une variable et une exponentielle pour l'autre, ou une borne d'intégrale pour l'une et une constante pour l'autre. Avant de dériver, demandez-vous à chaque fois : « avec cette variable gelée, quelle fonction d'UNE variable ai-je sous les yeux ? »

a) p(x,y)=xyp(x,y)=x^{y}, pour x>0x>0. Calculez pxp_x et pyp_y, puis leurs valeurs en (2,3)(2,3).

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a)
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Réponse

a) px=y xy−1p_x=y\,x^{y-1}, py=xyln⁡xp_y=x^{y}\ln x ; px(2,3)=12p_x(2,3)=12, py(2,3)=8ln⁡2≈5,545p_y(2,3)=8\ln 2\approx 5{,}545

a) Avec yy gelé, xyx^{y} est une PUISSANCE de xx à exposant constant : px=y xy−1p_x=y\,x^{y-1}, et px(2,3)=3×22=12p_x(2,3)=3\times 2^{2}=12. Avec xx gelé, xyx^{y} est une EXPONENTIELLE de base constante x>0x>0 : xy=eyln⁡xx^{y}=\mathrm{e}^{y\ln x}, donc py=ln⁡x⋅eyln⁡x=xyln⁡xp_y=\ln x\cdot\mathrm{e}^{y\ln x}=x^{y}\ln x, et py(2,3)=8ln⁡2≈5,545p_y(2,3)=8\ln 2\approx 5{,}545. Les deux erreurs symétriques sont classiques : écrire px=xyln⁡xp_x=x^{y}\ln x, en traitant xx comme la base fixe alors que c'est lui qui varie, ou py=y xy−1p_y=y\,x^{y-1}, en appliquant la règle des puissances à un exposant qui bouge. Une seule question tranche tout : laquelle des deux lettres est gelée ?

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Chapitre 10 · Plan tangent et différentielle

On considère f(x,y)=xyx2+y2f(x,y)=\dfrac{xy}{x^{2}+y^{2}} si (x,y)≠(0,0)(x,y)\neq(0,0), et f(0,0)=0f(0,0)=0.

La figure représente des courbes de niveau de ff : chaque droite passant par l'origine, l'origine exceptée, est une courbe de niveau, et la valeur de ff sur cette droite est écrite à l'une de ses extrémités. Les deux axes, origine exceptée, forment la courbe de niveau 00.

1/22/52/5−1/2−2/5−2/500

c) ff est-elle continue en (0,0)(0,0) ? Est-elle différentiable en (0,0)(0,0) ? Justifiez par un théorème du cours.

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c)
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Réponse

c) Non continue (limites 00 et 12\frac{1}{2} selon le chemin), donc non différentiable

c) Le long de l'axe des xx, ff tend vers 00 ; le long de la diagonale, ff tend vers 12\frac{1}{2}. Deux chemins donnent deux limites différentes, donc lim⁡(x,y)→(0,0)f(x,y)\lim\limits_{(x,y)\to(0,0)}f(x,y) n'existe pas et ff n'est pas continue en (0,0)(0,0). Le théorème du cours dit : si ff est différentiable en (a,b)(a,b), alors ff est continue en (a,b)(a,b). Par contraposée, ff n'est pas différentiable en (0,0)(0,0), et la surface n'a pas de plan tangent au-dessus de l'origine. Le résultat à retenir : l'existence de fx(a,b)f_x(a,b) et de fy(a,b)f_y(a,b) n'entraîne ni la différentiabilité, ni même la continuité. C'est la différence avec une variable, où « dérivable » entraîne « continue ».

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Chapitre 11 · La dérivation en chaîne

On considère z=f(x,y)=x2y−3xyz=f(x,y)=x^{2}y-3xy, et un point mobile dont la position au temps tt est x=t2+1x=t^{2}+1, y=3−ty=3-t. La quantité zz devient donc une fonction du seul temps tt, mais elle dépend de tt par DEUX intermédiaires, xx et yy.

b) Calculez dzdt\frac{dz}{dt} en t=1t=1 par cette formule.

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b)
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Réponse

b) En t=1t=1 : (x,y)=(2,2)(x,y)=(2,2), fx=2f_x=2, fy=−2f_y=-2, x′=2x'=2, y′=−1y'=-1, donc dzdt=4+2=6\frac{dz}{dt}=4+2=6

b) On calcule d'abord le point : en t=1t=1, x=2x=2 et y=2y=2. Puis les dérivées partielles en CE point : fx=2xy−3yf_x=2xy-3y donne fx(2,2)=8−6=2f_x(2,2)=8-6=2, et fy=x2−3xf_y=x^{2}-3x donne fy(2,2)=4−6=−2f_y(2,2)=4-6=-2. Enfin les dérivées de la trajectoire : x′(t)=2tx'(t)=2t vaut 22 et y′(t)=−1y'(t)=-1. Donc dzdt=2×2+(−2)×(−1)=4+2=6\frac{dz}{dt}=2\times 2+(-2)\times(-1)=4+2=6. L'ordre des gestes compte : le point d'abord, les dérivées partielles évaluées en ce point ensuite, le produit à la fin.

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Chapitre 12 · Gradient et dérivée directionnelle

Deux surfaces de niveau F=0F=0 et G=0G=0 qui passent par un même point PP, avec des gradients non nuls en PP, sont dites TANGENTES en PP si ∇F(P)\nabla F(P) et ∇G(P)\nabla G(P) sont parallèles (elles ont alors le même plan tangent), et ORTHOGONALES en PP si ces deux vecteurs sont orthogonaux.

a) Montrez que la sphère x2+y2+z2=8x^{2}+y^{2}+z^{2}=8 et le cône z2=x2+y2z^{2}=x^{2}+y^{2} sont orthogonaux au point (2,0,2)(2,0,2), puis en tout point de leur intersection. Décrivez cette intersection.

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a)
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Réponse

a) ∇F⋅∇G=4(x2+y2−z2)=0\nabla F\cdot\nabla G=4\left(x^{2}+y^{2}-z^{2}\right)=0 sur le cône ; intersection : deux cercles x2+y2=4x^{2}+y^{2}=4, z=±2z=\pm 2

a) On écrit les deux surfaces comme surfaces de niveau : F=x2+y2+z2−8F=x^{2}+y^{2}+z^{2}-8 et G=x2+y2−z2G=x^{2}+y^{2}-z^{2}, avec ∇F=(2x,2y,2z)\nabla F=(2x,2y,2z) et ∇G=(2x,2y,−2z)\nabla G=(2x,2y,-2z). Le point (2,0,2)(2,0,2) est sur les deux : 4+0+4=84+0+4=8 et 4=4+04=4+0. En ce point, ∇F=(4,0,4)\nabla F=(4,0,4), ∇G=(4,0,−4)\nabla G=(4,0,-4) et ∇F⋅∇G=16+0−16=0\nabla F\cdot\nabla G=16+0-16=0 : orthogonaux. En un point quelconque, ∇F⋅∇G=4x2+4y2−4z2=4(x2+y2−z2)\nabla F\cdot\nabla G=4x^{2}+4y^{2}-4z^{2}=4\left(x^{2}+y^{2}-z^{2}\right), qui est nul dès que le point est sur le cône : l'orthogonalité vaut sur TOUTE l'intersection, sans calcul point par point. Pour décrire l'intersection, on reporte x2+y2=z2x^{2}+y^{2}=z^{2} dans la sphère : 2z2=82z^{2}=8, donc z=±2z=\pm 2 et x2+y2=4x^{2}+y^{2}=4 : deux cercles de rayon 22, dans les plans z=2z=2 et z=−2z=-2. Géométriquement : les génératrices du cône passent par le centre de la sphère, ce sont des rayons, et un rayon est perpendiculaire à la sphère.

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Chapitre 13 · Approximation quadratique et Taylor à deux variables

La partie quadratique de T2T_{2} est une FORME QUADRATIQUE q(h,k)=Ah2+2Bhk+Ck2q(h,k)=Ah^{2}+2Bhk+Ck^{2}. Son signe dit de quel côté la surface s'écarte de son approximation linéaire ; on l'étudie ici pour elle-même, sur trois exemples :

q1(h,k)=2h2+2hk+k2q_{1}(h,k)=2h^{2}+2hk+k^{2}, q2(h,k)=h2+4hk+k2\quad q_{2}(h,k)=h^{2}+4hk+k^{2}, q3(h,k)=−h2+2hk−k2\quad q_{3}(h,k)=-h^{2}+2hk-k^{2}.

La figure est la carte de contour de l'une de ces trois formes : niveaux 11 et 44 en rouge, niveaux −1-1 et −4-4 en bleu, et en pointillé les droites où la forme s'annule.

−3−2−1123−3−2−11231414−1−4−1−4hk

a) Par complétion du carré, écrivez chaque forme comme somme ou différence de carrés et donnez son signe pour (h,k)≠(0,0)(h,k)\neq(0,0).

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a)
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Réponse

a) q1=(h+k)2+h2>0q_{1}=(h+k)^{2}+h^{2}>0 ; q2=(h+2k)2−3k2q_{2}=(h+2k)^{2}-3k^{2} change de signe ; q3=−(h−k)2≤0q_{3}=-(h-k)^{2}\leq 0, nulle sur k=hk=h

a) q1=2h2+2hk+k2=(h+k)2+h2q_{1}=2h^{2}+2hk+k^{2}=(h+k)^{2}+h^{2} : somme de deux carrés, nulle seulement si h=0h=0 ET h+k=0h+k=0, c'est-à-dire en (0,0)(0,0). Donc q1>0q_{1}>0 pour (h,k)≠(0,0)(h,k)\neq(0,0) : forme définie positive. q2=h2+4hk+k2=(h+2k)2−4k2+k2=(h+2k)2−3k2q_{2}=h^{2}+4hk+k^{2}=(h+2k)^{2}-4k^{2}+k^{2}=(h+2k)^{2}-3k^{2} : DIFFÉRENCE de deux carrés. Elle vaut 11 en (1,0)(1,0) et 1+4(1)(−1)+1=−21+4(1)(-1)+1=-2 en (1,−1)(1,-1) : elle change de signe. q3=−(h2−2hk+k2)=−(h−k)2q_{3}=-(h^{2}-2hk+k^{2})=-(h-k)^{2} : toujours ≤0\leq 0, mais nulle sur toute une droite, pas seulement en (0,0)(0,0) : forme semi-définie négative, dégénérée. La complétion du carré se fait en regroupant tout ce qui contient hh ; ce qui reste en k2k^{2} décide.

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Chapitre 14 · Extrema et optimisation sans contrainte

On considère f(x,y)=x2+y4f(x,y)=x^{2}+y^{4}, g(x,y)=y2−x3g(x,y)=y^{2}-x^{3} et h(x,y)=(y−x2)(y−3x2)=y2−4x2y+3x4h(x,y)=\left(y-x^{2}\right)\left(y-3x^{2}\right)=y^{2}-4x^{2}y+3x^{4}.

La figure montre, pour hh, les deux paraboles y=x2y=x^{2} et y=3x2y=3x^{2} sur lesquelles hh s'annule : la région hachurée entre elles est celle où h<0h<0, et h>0h>0 partout ailleurs hors des paraboles.

−2−112−11234h < 0h < 0h > 0h > 0y = 3x²y = x²

a) Vérifiez que l'origine est un point critique de ff, de gg et de hh, et que D(0,0)=0D(0,0)=0 pour les trois. Que permet de conclure le test ?

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a)
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Réponse

a) Gradient nul et D(0,0)=0D(0,0)=0 pour ff, gg et hh : le test ne conclut RIEN

a) ∇f=(2x ;4y3)\nabla f=\left(2x\,;4y^{3}\right), ∇g=(−3x2 ;2y)\nabla g=\left(-3x^{2}\,;2y\right), ∇h=(−8xy+12x3 ;2y−4x2)\nabla h=\left(-8xy+12x^{3}\,;2y-4x^{2}\right) : les trois gradients sont nuls en (0,0)(0,0). À l'origine : pour ff, fxx=2f_{xx}=2, fyy=12y2=0f_{yy}=12y^{2}=0, fxy=0f_{xy}=0 ; pour gg, gxx=−6x=0g_{xx}=-6x=0, gyy=2g_{yy}=2, gxy=0g_{xy}=0 ; pour hh, hxx=−8y+36x2=0h_{xx}=-8y+36x^{2}=0, hyy=2h_{yy}=2, hxy=−8x=0h_{xy}=-8x=0. Dans les trois cas D(0,0)=0D(0,0)=0, et le théorème ne dit alors RIEN : ni minimum, ni maximum, ni selle. Écrire « D=0D=0, donc point de selle » est l'erreur classique, et les trois fonctions vont la réfuter : même DD, natures différentes. Il faut revenir à la définition et étudier le signe de F(x,y)−F(0,0)F(x,y)-F(0,0) près de l'origine.

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Chapitre 15 · La méthode du gradient

Pour une fonction quadratique dont la hessienne est HH, la recherche linéaire exacte a une formule : en notant g⃗=∇f(x⃗k)\vec g=\nabla f(\vec x_{k}), le pas optimal est tk=g⃗⋅g⃗g⃗⋅Hg⃗t_{k}=\dfrac{\vec g\cdot\vec g}{\vec g\cdot H\vec g} (on l'admet ici ; l'exercice 5 la démontre).

On l'applique à f(x,y)=x2+2xy+3y2f(x,y)=x^{2}+2xy+3y^{2}, dont le minimum est (0 ;0)(0\,;0), à partir de x⃗0=(3 ;0)\vec x_{0}=(3\,;0).

a) Écrivez la hessienne HH de ff sous forme de tableau 2×22\times 2.

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a)
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Réponse

a) H=(2226)H=\begin{pmatrix}2&2\\2&6\end{pmatrix}

a) fxx=2f_{xx}=2, fxy=fyx=2f_{xy}=f_{yx}=2 et fyy=6f_{yy}=6, donc H=(2226)H=\begin{pmatrix}2&2\\2&6\end{pmatrix}. Les coefficients de ff sont 11, 22 et 33 ; ceux de HH sont leurs dérivées secondes, ce qui DOUBLE les termes carrés (x2x^{2} donne 22, 3y23y^{2} donne 66) et garde le terme croisé (2xy2xy donne 22). C'est exactement l'endroit où la question c) va piéger.

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Chapitre 16 · Les multiplicateurs de Lagrange

On cherche les extrema de f(x,y,z)=xyzf(x,y,z)=xyz sur la sphère d'équation x2+y2+z2=3x^{2}+y^{2}+z^{2}=3. On note g(x,y,z)=x2+y2+z2g(x,y,z)=x^{2}+y^{2}+z^{2}.

b) Cas λ=0\lambda=0 : montrez qu'au moins deux coordonnées sont nulles. Combien de points obtient-on, et que vaut ff en chacun ?

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b)
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Réponse

b) Six points (±3 ;0 ;0)(\pm\sqrt{3}\,;0\,;0), (0 ;±3 ;0)(0\,;\pm\sqrt{3}\,;0), (0 ;0 ;±3)(0\,;0\,;\pm\sqrt{3}), où f=0f=0

b) Cas λ=0\lambda=0 : (1), (2), (3) deviennent yz=0yz=0, xz=0xz=0, xy=0xy=0. Si deux coordonnées étaient non nulles, leur produit le serait aussi : au plus une coordonnée est non nulle, donc au moins deux sont nulles. Avec (4), la troisième vaut ±3\pm\sqrt{3}. On obtient six points, (±3 ;0 ;0)(\pm\sqrt{3}\,;0\,;0), (0 ;±3 ;0)(0\,;\pm\sqrt{3}\,;0), (0 ;0 ;±3)(0\,;0\,;\pm\sqrt{3}), qui vérifient bien le système avec λ=0\lambda=0, et f=0f=0 en chacun : en ces points, ∇f\nabla f est le vecteur nul. Ils ne sont pas des extrema, puisque ff prend des valeurs positives et négatives sur la sphère, mais ils sont des candidats, et il fallait les écrire.

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Et maintenant ?

Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.

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