Faire le point : Spécialité mathématiques, Première
Une question par chapitre, 17 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.
Avec ton espace gratuit, chaque réponse est gardée et ton tableau de bord range chaque chapitre : réussi au test, ou à travailler. Ce sont les mêmes questions que sur les pages des séries : une réponse donnée ici compte là-bas.
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Ce que le cours suppose
Ces chapitres viennent d'une année précédente, et le cours s'appuie dessus dès les premières semaines.
Mathématiques · Seconde · Le second degré
On considère f(x)=−x2+6x−5 et g(x)=2x2−4x+7.
Le tableau de variations d'un trinôme ne demande aucun calcul de dérivée : la forme canonique donne le sommet, et le signe de a donne le sens de la parabole.
a) Donnez la forme canonique de f, puis les coordonnées de son sommet et l'équation de son axe de symétrie.
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Réponse
a)f(x)=−(x−3)2+4, sommet (3;4), axe x=3
a) f(x)=−(x2−6x)−5=−((x−3)2−9)−5=−(x−3)2+9−5=−(x−3)2+4. Sommet S(3,4), axe de symétrie x=3. Pourquoi l'axe est-il en x=3 : la valeur de f ne dépend de x que par (x−3)2, et deux nombres opposés ont le même carré. Donc 3+d et 3−d ont toujours la même image, quelle que soit la distance d.
Mathématiques · Seconde · Vecteurs et géométrie repérée
A, B, C et D sont quatre points quelconques du plan.
La relation de Chasles se lit comme un trajet : on va de A à C en passant par B. Toute la technique consiste à faire apparaître, ou disparaître, un point intermédiaire.
b) Simplifiez AB−AC.
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Réponse
b)CB
b) Ici les deux vecteurs partent du même point, il n'y a donc rien à enchaîner directement. On transforme la soustraction en addition de l'opposé : −AC=CA, d'où AB−AC=CA+AB=CB. Règle utile à mémoriser sous cette forme : AB−AC=CB, une différence de deux vecteurs de même origine relie leurs extrémités, en partant de celui qu'on retranche.
Mathématiques · Seconde · Configurations et trigonométrie
Le triangle ABC est rectangle en A, avec AB=4 cm et AC=7 cm.
Les angles seront arrondis au dixième de degré et les longueurs au centième.
a) Calculez la mesure de l'angle ABC.
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Réponse
a)ABC≈60,3∘
a) Par rapport à B, le côté [AC] est opposé et [AB] adjacent : tanB=ABAC=47=1,75. Donc B=arctan(1,75)≈60,3∘. Sur la calculatrice, c'est la touche TANGENTE INVERSE qu'il faut employer, et non une division par la tangente : tan1,75 n'a aucun sens.
Mathématiques · Seconde · Généralités sur les fonctions
Cet exercice porte sur les fonctions de référence carré et inverse. Les questions a) et b) leur ajoutent la racine carrée, en approfondissement, et les questions e) et f) étudient la parité, hors programme de Seconde depuis 2026.
c) Comparez a1 et b1 lorsque 0<a<b. Justifiez par le sens de variation de la fonction inverse.
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Réponse
c)a1>b1
c) La fonction inverse est DÉCROISSANTE sur ]0;+∞[, donc elle renverse l'ordre : 0<a<b entraîne a1>b1. Il faut citer le sens de variation, c'est lui qui justifie le renversement ; l'affirmer sans justification ne vaut aucun point.
Mathématiques · Seconde · Fonctions affines et systèmes
Le repère ci-dessous porte quatre droites, notées d1, d2, d3 et d4.
a) Parmi f(x)=3x−7, g(x)=x2+1, h(x)=x5, k(x)=−4 et m(x)=2(x−3)+x, dites lesquelles sont affines et donnez alors a et b.
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Réponse
a)f (a=3, b=−7), k (a=0, b=−4), m (a=3, b=−6)
a) Une fonction est affine lorsqu'elle s'écrit ax+b, donc lorsque la variable n'apparaît qu'au premier degré et jamais au dénominateur. f(x)=3x−7 est affine avec a=3 et b=−7. g ne l'est pas, à cause du carré. h ne l'est pas, à cause du x au dénominateur. k(x)=−4 est affine avec a=0 et b=−4. Enfin m(x)=2(x−3)+x=2x−6+x=3x−6 est bien affine, avec a=3 et b=−6 : il faut développer avant de conclure, et c'est le cas qui piège le plus souvent.
Mathématiques · Seconde · Probabilités conditionnelles et arbres pondérés
Une chaîne de production fabrique 5000 pièces par jour, dont 4% sont défectueuses. En sortie de chaîne, un poste de contrôle automatique rejette 90% des pièces défectueuses, mais aussi, à tort, 2% des pièces conformes.
On prélève une pièce au hasard dans la production du jour. On note D l'événement « la pièce est défectueuse » et R l'événement « la pièce est rejetée par le contrôle ».
d) Combien de pièces conformes sont rejetées à tort chaque jour ? Parmi les pièces rejetées, quelle proportion est réellement défectueuse ? Arrondissez au millième.
d) Pièces conformes : 5000−200=4800, dont 2% rejetées, soit 96 pièces rejetées à tort ; en probabilité, P(D∩R)=0,96×0,02=0,0192 et 0,0192×5000=96. Au total 180+96=276 pièces rejetées. Parmi elles, la proportion de défectueuses est PR(D)=276180≈0,652. Le contrôle rejette donc 90% des défectueuses, mais seulement 65% environ des pièces rejetées sont défectueuses : les 96 conformes rejetées pèsent lourd parce qu'elles sont prélevées dans une population 24 fois plus nombreuse. Pour retourner le conditionnement, on n'a utilisé aucune formule nouvelle : on a compté sur une journée, puis divisé par le bon total, celui des rejetées.
On considère la liste des notes d'un élève : notes = [12, 8, 15, 9, 18, 11].
a) Donnez les valeurs de len(notes), notes[0], notes[2] et notes[len(notes) - 1].
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Réponse
a)6, 12, 15, 11
a) len(notes) vaut 6, notes[0] vaut 12, notes[2] vaut 15 et notes[len(notes) - 1] vaut 11. Les indices commencent à ZÉRO, donc le dernier indice est 5 et non 6 : écrire notes[6] provoquerait une erreur d'indice. L'écriture notes[len(notes) - 1] est la façon standard de désigner le dernier élément sans connaître la taille.
Chaque réponse doit être justifiée par un tableau de signe.
a) Étudiez le signe de f(x)=−2x2+7x−3 sur R.
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Réponse
a)Racines 21 et 3 ; f positive entre elles, négative à l'extérieur
a) Δ=72−4×(−2)×(−3)=49−24=25>0, donc Δ=5 et les racines sont x=2×(−2)−7±5=−4−7±5, soit x=−4−2=21 et x=−4−12=3. Comme a=−2<0, le trinôme est NÉGATIF à l'extérieur des racines et POSITIF entre elles. On peut le confirmer en testant trois valeurs, une par zone : f(0)=−3<0, f(1)=2>0 et f(4)=−7<0 ✓.
(vn) est géométrique de raison q=2 avec v0=3. (wn) est géométrique avec w1=12 et w4=1,5.
Dans une suite géométrique, ce sont les quotients qui sont constants, pas les écarts : toutes les formules du chapitre en découlent.
a) Exprimez vn en fonction de n, puis calculez v10.
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Réponse
a)vn=3×2n, v10=3072
a) vn=v0×qn=3×2n, donc v10=3×210=3×1024=3072. Le facteur 3 ne s'élève pas à la puissance n : seule la raison le fait. Écrire (3×2)n est l'erreur la plus fréquente, et elle donnerait 610, soit environ 60 millions.
La formule du quotient, (vu)′=v2u′v−uv′, n'est pas symétrique : l'ordre des deux termes du numérateur compte, contrairement à celle du produit.
a) Donnez l'ensemble de définition de f, puis calculez f′(x) et simplifiez.
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Réponse
a)R∖{3} ; f′(x)=(x−3)2−7
a) f est définie sur R privé de 3, valeur qui annule le dénominateur. Avec u=2x+1 et v=x−3, donc u′=2 et v′=1 : f′(x)=(x−3)22(x−3)−(2x+1)×1=(x−3)22x−6−2x−1=(x−3)2−7. Le piège est la soustraction : il faut distribuer le signe moins sur tout le second produit, faute de quoi on trouve (x−3)24x−5, qui est faux.
Le signe d'une exponentielle ne se discute pas : elle est toujours strictement positive. Tout le travail porte donc sur l'autre facteur.
b) Déterminez le signe de (x2−4)ex sur R.
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Réponse
b)Positif sur ]−∞;−2[ et ]2;+∞[, négatif sur ]−2;2[
b) Le facteur ex étant strictement positif, l'expression a exactement le signe de x2−4=(x−2)(x+2), trinôme de coefficient dominant positif : positive sur ]−∞;−2[, négative sur ]−2;2[, positive sur ]2;+∞[, et nulle en −2 et en 2. On notera que les zéros de l'expression sont ceux du polynôme SEUL, l'exponentielle n'en apportant aucun.
Donnez les valeurs exactes demandées, en précisant à chaque fois le quadrant du point associé.
b) cos65π et sin65π.
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Réponse
b)−23 et 21 (deuxième quadrant)
b) On écrit 65π=π−6π, donc le point est le symétrique de celui de 6π par rapport à l'axe des ORDONNÉES, dans le deuxième quadrant. L'abscisse change de signe et l'ordonnée est conservée : cos65π=−cos6π=−23 et sin65π=sin6π=21.
a) Développez ∥u+v∥2 en fonction de ∥u∥, ∥v∥ et u⋅v, puis calculez ∥u+v∥.
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Réponse
a)∥u+v∥2=35, ∥u+v∥=35≈5,92
a) On développe comme une identité remarquable, le produit scalaire se comportant exactement comme une multiplication vis-à-vis de l'addition : ∥u+v∥2=(u+v)⋅(u+v)=∥u∥2+2u⋅v+∥v∥2=9+10+16=35, donc ∥u+v∥=35≈5,92. Le point de méthode est de toujours passer par le CARRÉ de la norme, jamais par la norme elle-même, car seul le carré se développe.
d1:2x−3y+1=0, d2:−4x+6y+5=0, d3:4x−6y+2=0 et d4:x+y−4=0.
a) Étudiez la position relative de d1 et d2.
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Réponse
a)Déterminant nul, constantes non proportionnelles : strictement parallèles
a) Un vecteur directeur de d1 est u1(3;2) et un vecteur directeur de d2 est u2(−6;−4). Le DÉTERMINANT vaut 3×(−4)−2×(−6)=−12+12=0, donc les deux directeurs sont colinéaires et les droites sont parallèles. Reste à savoir si elles sont confondues. En multipliant d1 par −2 on obtient −4x+6y−2=0, qui a les mêmes coefficients que d2 mais une constante différente, −2 contre +5. Les droites sont donc STRICTEMENT parallèles.
Une entreprise sait que 12 % de ses colis arrivent en retard. Parmi les colis en retard, 30 % ont été expédiés le vendredi.
Par ailleurs, 20 % de l'ensemble des colis sont expédiés le vendredi.
On note R l'événement « le colis arrive en retard » et V l'événement « le colis a été expédié le vendredi ».
a) Traduisez les trois données de l'énoncé.
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Réponse
a)P(R)=0,12, PR(V)=0,30, P(V)=0,20
a) P(R)=0,12 est une probabilité simple. La phrase « parmi les colis en retard, 30 % ont été expédiés le vendredi » se restreint aux colis en retard : c'est PR(V)=0,30. Enfin P(V)=0,20 porte sur l'ensemble des colis, c'est donc une probabilité simple. L'énoncé fournit délibérément le conditionnement dans le sens R vers V alors que la question c) le demandera dans l'autre sens : c'est le cœur de l'exercice.
On lance un dé équilibré à six faces. Un joueur gagne 10 dollars s'il obtient 6, gagne 2 dollars s'il obtient 4 ou 5, et perd 3 dollars sinon.
On note X le gain algébrique du joueur, en dollars.
Algébrique signifie que les pertes sont comptées négativement : c'est ce qui permet de traiter gains et pertes dans un seul et même calcul.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Donnez les valeurs prises par X.
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Réponse
a)−3, 2 et 10
a) Une variable aléatoire ne retient que les gains, pas les faces : deux faces différentes qui rapportent la même somme donnent la même valeur de X. Ici X prend trois valeurs : 10, 2 et −3.
On veut écrire une fonction nb_racines(a, b, c) qui renvoie le nombre de solutions réelles de l'équation ax2+bx+c=0.
c) Que renvoie nb_racines(0, 3, -6) ? Pourquoi la réponse est-elle mathématiquement fausse, et comment corriger la fonction ?
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Réponse
c)Renvoie 2 au lieu de 1 : traiter a=0 d'abord
c) Elle calcule Δ=32−0=9>0 et renvoie 2. C'est faux : avec a=0 l'équation n'est pas du second degré, elle s'écrit 3x−6=0 et n'a qu'UNE solution, x=2. La formule du discriminant n'a de sens que pour a=0, hypothèse que le programme ne vérifie pas. On corrige en plaçant un test en tête : if a == 0: puis if b == 0: puis return 0 puis return 1. Ce cas a=0 est régulièrement introduit en contrôle par un paramètre, par exemple (m−1)x2+3x−6=0 avec m=1, et l'oublier coûte tous les points de la question.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.