Faire le point : Algèbre linéaire et géométrie vectorielle 201-SN4-RE (ancien 201-NYC)
Une question par chapitre, 16 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.
Avec ton espace gratuit, chaque réponse est gardée et ton tableau de bord range chaque chapitre : réussi au test, ou à travailler. Ce sont les mêmes questions que sur les pages des séries : une réponse donnée ici compte là-bas.
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Ce que le cours suppose
Ces chapitres viennent d'une année précédente, et le cours s'appuie dessus dès les premières semaines.
Mathématiques · Secondaire 4 · Les systèmes d'équations
La substitution s'utilise quand une variable est déjà isolée, ou quand son coefficient vaut 1 ou −1 : on l'isole, puis on la remplace dans l'AUTRE équation.
Erreur à ne pas commettre : remplacer dans l'équation qui a servi à isoler, ce qui donne toujours une identité du type 0=0 et n'apprend rien.
b) y=5−2x et 4x−3y=13
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Réponse
b)(2,8;−0,6)
b) y est isolé. On remplace : 4x−3(5−2x)=13, soit 4x−15+6x=13, donc 10x=28 et x=2,8. Puis y=5−2(2,8)=5−5,6=−0,6. Le couple est (2,8;−0,6). Vérification : 4(2,8)−3(−0,6)=11,2+1,8=13 ✓. Attention au signe lors de la distribution de −3 sur (5−2x) : c'est l'erreur la plus fréquente de tout le chapitre.
Mathématiques · Secondaire 5 · Les fonctions quadratiques
Résolvez chaque inéquation en étudiant le signe du trinôme.
a) x2−2x−3≥0
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Réponse
a)]−∞;−1]∪[3;+∞[
Méthode commune : on cherche les racines, puis on applique la règle du signe. Un trinôme est du SIGNE DE a à l'extérieur de ses racines et du signe OPPOSÉ entre elles. Il n'y a rien d'autre à savoir, à condition de ne pas oublier de regarder le signe de a.
a) x2−2x−3≥0. Racines : Δ=4+12=16, donc x=22±4, soit −1 et 3. Ici a=1>0, la parabole est ouverte vers le haut : elle est positive à l'EXTÉRIEUR de ses racines et négative entre elles. Solution : ]−∞;−1]∪[3;+∞[, bornes fermées puisque l'inégalité est large et que les racines annulent le trinôme. Contrôle par un point-test dans chaque zone : en x=−2, 4+4−3=5>0 ✓ ; en x=0, −3<0 ✓ ; en x=4, 16−8−3=5>0 ✓.
Mathématiques · Secondaire 5 · Le cercle trigonométrique
Le point image d'un réel x sur le cercle trigonométrique a pour coordonnées (cosx,sinx).
Sur la figure, les quadrants sont numérotés I à IV dans le sens antihoraire. L'abscisse d'un point image est son cosinus, son ordonnée est son sinus.
Au Québec, ce point s'appelle le POINT TRIGONOMÉTRIQUE et se note P(θ)=(cosθ,sinθ) : c'est exactement le point image, sous un autre nom.
a) Donnez les coordonnées exactes du point image de 3π.
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Réponse
a)(21;23)
a) Le point image d'un réel x a pour coordonnées (cosx;sinx) : l'ABSCISSE est le cosinus, l'ORDONNÉE est le sinus. Pour 3π, soit 60°, on lit cos3π=21 et sin3π=23, donc le point image est (21;23). Contrôle de plausibilité : 23≈0,87 est nettement plus grand que 0,5, ce qui est cohérent avec un angle de 60°, proche de la verticale. Inverser les deux coordonnées est l'erreur la plus fréquente, et ce contrôle la détecte immédiatement.
Mathématiques · Secondaire 5 · Les vecteurs et la géométrie vectorielle
Deux câbles tirent sur un anneau : le premier exerce une force F1 de 60 N vers l'est, le second une force F2 de 80 N vers le nord. Le schéma à l'échelle ci-dessous (1 carreau = 10 N) montre les deux forces et la résultante R, diagonale du parallélogramme.
b) Calculez l'intensité (norme) de R et son orientation par rapport à l'est (au centième de degré).
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Réponse
b)100 N à 53,13° au nord de l'est
b) ∥R∥=602+802=3600+6400=10000=100 N. On retrouve le triplet 3-4-5 multiplié par 20. L'orientation vaut θ=arctan6080=arctan34≈53,13∘ au nord de l'est, et le résultat est acceptable tel quel puisque les deux composantes sont positives, donc le vecteur est au premier quadrant. Contrôle de plausibilité, à faire systématiquement en physique : la résultante 100 N est plus grande que chacune des deux forces mais plus petite que leur somme 140 N, ce qui est toujours le cas pour deux forces non colinéaires ✓. Et l'angle dépasse 45∘, ce qui est cohérent avec une composante nord plus grande que la composante est.
Chapitre 1 · Vecteurs dans l'espace : les trois produits
Cet exercice ne demande presque aucun calcul numérique : on y manipule les vecteurs eux-mêmes. Soit u et v deux vecteurs non nuls de l'espace, et θ l'angle entre eux.
b) Vérifiez cette identité sur les vecteurs u=(2;−1;3) et v=(1;4;−2) de la partie A.
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Réponse
b)230+64=294=14×21
b) On a u×v=(−10;7;9) donc ∥u×v∥2=230, et u⋅v=−8 donc (u⋅v)2=64. La somme vaut 230+64=294. Par ailleurs ∥u∥2=14 et ∥v∥2=21, donc ∥u∥2∥v∥2=14×21=294. Les deux membres sont égaux : l'identité est vérifiée.
On considère les deux plans π1:2x−y+2z=0 et π2:x+2y−2z=0. On remarquera d'abord que leurs vecteurs normaux ont la même norme, ce qui simplifie toute la suite.
a) Vérifiez que ∥n1∥=∥n2∥, puis calculez la distance du point Q(3;1;0) à chacun des deux plans. Que constatez-vous ?
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Réponse
a)Normes 3 ; 35 et 35
a) n1=(2;−1;2) et n2=(1;2;−2) ont pour normes ∥n1∥=4+1+4=3 et ∥n2∥=1+4+4=3 : elles sont égales. Pour Q(3;1;0) : dist(Q,π1)=3∣2(3)−1+0∣=35 et dist(Q,π2)=3∣3+2(1)−0∣=35. Le point Q est équidistant des deux plans.
Chapitre 4 · Systèmes linéaires : Gauss et Gauss-Jordan
Un système linéaire n'a jamais que trois issues possibles. Cet exercice les fait apparaître toutes les trois, et demande à chaque fois de les reconnaître SUR la forme échelonnée.
b) Résolvez ⎩⎨⎧x+y+z=6x+2y+3z=142x+3y+4z=20 et donnez l'ensemble des solutions sous forme paramétrique.
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Réponse
b)(t−2;8−2t;t)
b) Matrice augmentée 11212313461420. On applique L2←L2−L1, ce qui donne (0;1;2∣8), puis L3←L3−2L1, ce qui donne (0;1;2∣8).
Les deux nouvelles lignes sont identiques, donc L3←L3−L2 donne (0;0;0∣0). La forme échelonnée est 100110120680.
Ici la ligne nulle a un second membre NUL, ce qui ne traduit aucune contradiction : c'est l'équation 0=0, toujours vraie, qui signale simplement une équation redondante. Le système est compatible. Il possède deux pivots (colonnes de x et de y) pour trois inconnues, donc 3−2=1 paramètre libre. L'inconnue z, dont la colonne ne porte pas de pivot, devient le paramètre.
On pose z=t. La deuxième ligne donne y+2t=8, donc y=8−2t. La première donne x+(8−2t)+t=6, soit x=6−8+2t−t=t−2.
L'ensemble des solutions est {(t−2;8−2t;t):t∈R}, une INFINITÉ de solutions. Il faut donner l'ensemble complet : répondre par une seule solution particulière, même correcte, ne vaut pas la question.
Chapitre 5 · Déterminants, cofacteurs et règle de Cramer
Soit A une matrice carrée d'ordre 3 dont on sait seulement que det(A)=6. On ne connaît aucun de ses coefficients.
Dans chaque cas, donnez la valeur demandée en justifiant par la propriété utilisée, sans jamais chercher à reconstituer A.
d) Donnez det(A2), det(A−1) et det(AT). Que vaudrait det(A+A) ?
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Réponse
d)36 ; 61 ; 6 ; det(A+A)=48
d) det(A2)=det(A)det(A)=6×6=36, par la propriété det(AB)=det(A)det(B). Comme det(A)=6=0, la matrice A est inversible et det(A−1)=det(A)1=61. Enfin det(AT)=det(A)=6.
Pour det(A+A) : le piège consiste à écrire det(A)+det(A)=12. C'est faux, car le déterminant n'est PAS additif. Il faut voir que A+A=2A, donc det(A+A)=det(2A)=23×6=48. Retenez la formule qui n'existe pas : det(A+B)=det(A)+det(B) en général. Le déterminant est multiplicatif, jamais additif.
Chapitre 6 · Combinaisons linéaires, dépendance et bases
Cet exercice porte sur le test d'indépendance linéaire dans R3. On rappelle que trois vecteurs de R3 sont linéairement indépendants si et seulement si le déterminant formé par leurs composantes est non nul.
a) Soit u=(1;2;−1), v=(2;−1;3) et w=(4;3;1). Montrez que w est une combinaison linéaire de u et v, et concluez sur la nature de la famille {u;v;w}.
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Réponse
a)w=2u+v : liée
a) On cherche a et b tels que au+bv=w, soit ⎩⎨⎧a+2b=42a−b=3−a+3b=1. Les deux premières donnent a=4−2b puis 2(4−2b)−b=3, soit 8−5b=3, donc b=1 et a=2. Test de la troisième équation : −2+3(1)=1, elle est satisfaite. Donc w=2u+v. Puisqu'un des trois vecteurs s'exprime en fonction des deux autres, la famille est LIÉE (linéairement dépendante). On peut d'ailleurs écrire la relation de dépendance sous sa forme canonique : 2u+v−w=0, une combinaison nulle à coefficients non tous nuls.
Un espace vectoriel n'est pas un ensemble de flèches : c'est un ensemble muni de deux opérations qui obéissent aux axiomes. Tout le chapitre repose sur ce déplacement de point de vue.
b) Donnez une base de P2 et sa dimension. Même question pour M2×2, l'ensemble des matrices carrées d'ordre 2.
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Réponse
b)dimP2=3 ; dimM2×2=4
b) Base canonique de P2 : {1,x,x2}. Elle est GÉNÉRATRICE, car tout polynôme ax2+bx+c s'écrit c⋅1+b⋅x+a⋅x2; elle est LIBRE, car c+bx+ax2=0 pour tout x impose a=b=c=0 (un polynôme nul a tous ses coefficients nuls). Donc dimP2=3. Pour M2×2, la base canonique est formée des quatre matrices ayant un seul 1 et des 0 ailleurs, donc dimM2×2=4. Règle générale à retenir : dimPn=n+1 (attention au +1, oublié très souvent) et dimMm×n=mn.
On note R60 la matrice de la rotation de 60∘ dans le sens antihoraire autour de l'origine. On rappelle que cos60∘=21 et sin60∘=23.
La flèche bleue indique le sens de la rotation.
b) Déterminez l'image du point A(2;0), et vérifiez que la distance à l'origine est conservée.
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Réponse
b)(1;3), distance 2
b) R60(20)=21(2)−23(0)23(2)+21(0)=(13). L'image est A′(1;3), dont la distance à l'origine vaut 1+3=2, exactement celle de A. Une rotation conserve les longueurs, ce contrôle doit devenir un réflexe de vérification.
Diagonaliser, c'est réécrire la matrice dans la base de ses vecteurs propres. La seule difficulté technique est de respecter l'ORDRE des colonnes.
c) Que se passe-t-il si l'on échange les deux colonnes de P sans toucher à D ? Illustrez le problème.
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Réponse
c)P′DP′−1=(3−1−24)=A
c) Si l'on échange les colonnes de P pour obtenir P′=(21−11) tout en gardant D=(2005), l'égalité tombe : on affirmerait alors que (21) est associé à la valeur propre 2, alors qu'il l'est à 5. Le calcul le confirme, P′DP′−1=(3−1−24)=A. La règle est donc stricte : la i-ème colonne de P doit être un vecteur propre associé au i-ème terme diagonal de D. En revanche, échanger simultanément les colonnes de P ET les termes de D est parfaitement licite et donne une autre diagonalisation, tout aussi valable : la diagonalisation n'est donc pas unique, seul l'APPARIEMENT compte.
Une chaîne de Markov décrit un système qui change d'état par étapes, avec des probabilités constantes. Toute l'information tient dans une matrice, et c'est le produit matriciel qui fait avancer le temps.
Deux états. Chaque année, 20 % de A passent en B et 30 % de B passent en A.
c) Que signifie l'entrée p12 de la matrice ?
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Réponse
c)De B vers A : 0,3
c) p12=0,3 est l'entrée de la ligne 1 et de la colonne 2 : c'est la probabilité de passer DE l'état 2 VERS l'état 1, autrement dit la part de B qui rejoint A. L'ordre des indices est la source d'erreur la plus fréquente du chapitre : en convention colonne, on lit pij comme « de j vers i ».
a) Calculez ∣z∣, puis déterminez arg(z) en radians.
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Réponse
a)∣z∣=4, argz=32π
a) ∣z∣=(−2)2+(23)2=4+12=16=4. Pour l'argument, on impose les DEUX conditions : cosθ=4−2=−21 et sinθ=423=23. Cosinus négatif et sinus positif placent l'angle dans le deuxième quadrant, et l'angle de référence associé à 21 et 23 est 3π. Donc θ=π−3π=32π.
Le piège classique : utiliser la calculatrice pour arctan(−223)=arctan(−3)=−3π, et s'arrêter là. Cette valeur est dans le quatrième quadrant, alors que z est dans le deuxième. La fonction arctangente ne rend jamais que des angles entre −2π et 2π : elle ne peut pas distinguer les quadrants opposés. Il faut toujours situer le point avant de conclure.
Chapitre 12 · Applications aux sciences de la nature
Un luminaire de 200 N est suspendu au point O par deux câbles attachés à un plafond horizontal. Le câble OA fait 30∘ avec l'horizontale, le câble OB en fait 60∘. On note T1 et T2 les tensions des deux câbles et on prend l'axe x horizontal vers la droite, l'axe y vertical vers le haut.
b) Écrivez le système sous la forme AX=B avec X=(T1;T2) et calculez detA exactement.
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Réponse
b)detA=−sin90∘=−1
b) A=(−cos30∘sin30∘cos60∘sin60∘) et B=(0200). Alors detA=−cos30∘sin60∘−cos60∘sin30∘=−(sin60∘cos30∘+cos60∘sin30∘)=−sin(60∘+30∘)=−sin90∘=−1. La formule d'addition évite toute décimale, et le résultat exact −1 vient de ce que les deux câbles sont PERPENDICULAIRES, 30∘+60∘=90∘.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.