Faire le point : Calcul intégral 201-SN3-RE (ancien 201-NYB)
Une question par chapitre, 19 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.
Avec ton espace gratuit, chaque réponse est gardée et ton tableau de bord range chaque chapitre : réussi au test, ou à travailler. Ce sont les mêmes questions que sur les pages des séries : une réponse donnée ici compte là-bas.
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Ce que le cours suppose
Ces chapitres viennent d'une année précédente, et le cours s'appuie dessus dès les premières semaines.
La figure montre la courbe de f(x)=x2−43x2−2x+1, sans ses asymptotes.
a) Calculez limx→+∞f(x) et limx→−∞f(x) pour la fonction de la figure, et identifiez l'asymptote horizontale. Quelle méthode générale utilisez-vous ?
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Réponse
a)y=3 des deux côtés
a) Méthode générale : diviser haut et bas par la plus haute puissance présente, ici x2 : f(x)=1−x243−x2+x21. Quand x→±∞, tous les termes en x1 et x21 s'effacent : la limite vaut 13=3 des DEUX côtés. Asymptote horizontale : y=3, la droite horizontale en pointillé de la figure du corrigé. Raccourci légitime pour une fonction rationnelle de degrés ÉGAUX : le rapport des coefficients dominants, ici 13.
Mathématiques · Calcul différentiel 201-SN2-RE (ancien 201-NYA) · Dérivées des fonctions trigonométriques, exponentielles et logarithmiques
La règle de chaîne ne se fatigue pas : on peut l'appliquer autant de fois qu'il y a d'emboîtements. La seule discipline est de nommer les couches de l'extérieur vers l'intérieur AVANT d'écrire quoi que ce soit.
a) Dérivez f(x)=esin(2x) en nommant les trois couches.
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Réponse
a)2cos(2x)esin(2x)
a) Trois couches : l'exponentielle, puis le sinus, puis 2x. f′(x)=esin(2x)⋅cos(2x)⋅2=2cos(2x)esin(2x). Le facteur 2 de la couche la plus intérieure est celui qu'on oublie : vérification en x=0, f′(0)=2⋅1⋅e0=2, alors que sans le facteur on trouverait 1, soit une pente deux fois trop faible.
Deux situations où le « +C » cache une subtilité : quand l'intégrande a un coin, et quand le domaine est en deux morceaux.
a) Calculez ∫∣x∣dx en traitant séparément x≥0 et x<0, puis recollez les deux morceaux.
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Réponse
a)±2x2+C, une seule constante par continuité
a) Pour x≥0, ∣x∣=x donc une primitive est 2x2+C1. Pour x<0, ∣x∣=−x donc une primitive est −2x2+C2. Ces deux morceaux doivent se RECOLLER : une primitive est dérivable, donc continue, et la continuité en 0 impose 20+C1=−20+C2, c'est-à-dire C1=C2. Il n'y a donc qu'une seule constante, et non deux : F(x)=2x2+C pour x≥0, F(x)=−2x2+C pour x<0.
Chapitre 2 · La décomposition des fractions rationnelles
Un élément simple est une fraction que l'on ne peut plus casser : un numérateur constant au-dessus d'une puissance de facteur du premier degré, ou un numérateur de degré au plus 1 au-dessus d'une puissance de trinôme sans racine réelle. Avant de calculer quoi que ce soit, on doit savoir reconnaître ce qui est déjà fini. C'est trois points d'examen gagnés en trente secondes, et surtout le seul moyen de ne pas décomposer une fraction qui n'a rien à donner.
a) Donnez l'ensemble de définition de 2x−53, de x2+92x, de 2x2−8x1 et de (x−3)22.
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Réponse
a)R∖{25}, R, R∖{0;4}, R∖{3}
a) On exclut les racines du dénominateur. 2x−5=0 donne x=25, donc le domaine est R∖{25}. x2+9 ne s'annule jamais sur R, donc le domaine est R tout entier : un dénominateur irréductible ne crée aucune valeur interdite, ce qui est le premier signe visible qu'il est irréductible. 2x2−8x=2x(x−4) s'annule en 0 et en 4, donc le domaine est R∖{0;4}. Enfin (x−3)2 s'annule en 3 seulement, domaine R∖{3}.
Toute fonction rationnelle s'intègre : on la démonte en morceaux élémentaires dont les primitives sont des logarithmes, des puissances et des arcs tangentes.
a) Calculez ∫x2+x−2x+5dx (deux facteurs simples).
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Réponse
a)−ln∣x+2∣+2ln∣x−1∣+C
a) x2+x−2=(x+2)(x−1). On pose (x+2)(x−1)x+5=x+2A+x−1B, soit x+5=A(x−1)+B(x+2). Méthode des valeurs commodes : x=1 : 6=3B, B=2; x=−2 : 3=−3A, A=−1. D'où ∫=−ln∣x+2∣+2ln∣x−1∣+C=ln∣x+2∣(x−1)2+C.
Toute fraction rationnelle en sinx et cosx devient une fraction rationnelle en t par t=tan2x. C'est la seule technique du chapitre qui soit universelle. Elle est aussi, très souvent, la plus lourde, et elle cache un piège de continuité.
d) Sur quel intervalle la substitution est-elle légitime ? Que se passe-t-il si on l'applique telle quelle à ∫02π2+cosxdx, et quelle est la vraie valeur ?
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Réponse
d)Faux 0 ; vraie valeur 32π≈3,628
d) La substitution exige que t=tan2x soit continue, donc que 2x évite 2π : elle n'est légitime que sur un intervalle inclus dans ]−π,π[ modulo 2π. Sur [0,2π], t part de 0, tend vers +∞ en x=π, réapparaît en −∞ et remonte à 0 : appliquer aveuglément la primitive 32arctan3t donne F(2π)−F(0)=0−0=0. Or l'intégrande 2+cosx1 est partout supérieur à 31 : l'intégrale vaut au moins 32π. La vraie valeur, obtenue en coupant en x=π et en doublant par symétrie, est 32π≈3,628. Retenir : un zéro pour l'intégrale d'une fonction strictement positive n'est pas une erreur de calcul, c'est une erreur de DOMAINE.
Une limite indéterminée n'est presque jamais posée pour elle-même : elle apparaît quand on cherche une asymptote, quand on veut rendre une fonction continue, ou quand un paramètre doit être ajusté pour qu'un modèle ait un sens.
a) Déterminez l'asymptote oblique de f(x)=x2+3x quand x→+∞, puis quand x→−∞. Les deux réponses sont différentes : expliquez précisément d'où vient l'écart.
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Réponse
a)y=x+23 en +∞, y=−x−23 en −∞
a) Quand x→+∞ : l'asymptote oblique s'écrit y=mx+p avec m=limxf(x) et p=lim(f(x)−mx). Ici xx2+3x=1+x3→1, donc m=1; puis p=limx→∞(x2+3x−x)=23 par le conjugué, calcul déjà fait à l'exercice 3d. L'asymptote est y=x+23. Quand x→−∞ : attention, x2=∣x∣=−x puisque x est négatif. Alors xx2+3x=x∣x∣1+x3=−1+x3→−1, donc m=−1; et p=limx→−∞(x2+3x+x)=−23 par le même conjugué. L'asymptote est y=−x−23. L'écart vient ENTIÈREMENT de la simplification x2=∣x∣ : écrire x2=x sans discuter du signe est la faute la plus répandue sur les asymptotes obliques, et elle donne une droite fausse d'un côté du graphe sur deux. Contrôle numérique : pour x=106, f(x)−x≈1,4999989; pour x=−106, f(x)+x≈−1,5000011.
La figure donne le graphe d'une fonction f, affine par morceaux, sur [0,8]. On pose F(x)=∫0xf(t)dt : l'aire accumulée depuis 0, comptée positivement au-dessus de l'axe et négativement en dessous. Toute l'étude de F se lit sur ce dessin, sans aucune formule pour f.
b) Déterminez les intervalles de croissance et de décroissance de F, et localisez son maximum sur [0,8]. Un étudiant répond que F est maximale là où f est maximale, donc en x=2 : corrigez et expliquez la confusion.
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Réponse
b)F croît sur [0;4], décroît sur [4;8] ; maximum 8 en x=4
b) Le théorème fondamental donne F′=f : le signe de f pilote les variations de F. Or f>0 sur ]0,4[ et f<0 sur ]4,8[. Donc F CROÎT sur [0,4] et DÉCROÎT sur [4,8], avec un maximum en x=4, de valeur F(4)=8. La confusion de l'étudiant est de lire le graphe comme s'il s'agissait de F : ce qui est dessiné est f, c'est-à-dire la DÉRIVÉE de F. En x=2, f atteint son maximum, ce qui signifie que F croît le plus VITE, pas qu'elle est la plus haute. F culmine là où sa dérivée s'annule en changeant de signe, donc en x=4, exactement le moment où f traverse l'axe du positif vers le négatif.
b) Calculez l'AIRE comprise entre la courbe et l'axe des abscisses sur ce même intervalle.
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Réponse
b)Découpage aux zéros : 4+4=8
b) L'aire ne peut pas être nulle : la courbe s'écarte visiblement de l'axe. Il faut découper aux ZÉROS de f, c'est-à-dire là où x(x−2)(x+2)=0, donc en −2, 0 et 2. Sur ]−2,0[, f>0 (par exemple f(−1)=3); sur ]0,2[, f<0 (par exemple f(1)=−3). Donc A=∫−20f(x)dx−∫02f(x)dx. Le premier morceau vaut [4x4−2x2]−20=0−(4−8)=4 et le second [4x4−2x2]02=−4. D'où A=4−(−4)=8.
Le format d'examen le plus discriminant du chapitre : on ne demande pas d'approcher l'intégrale, on demande COMBIEN de sous-intervalles garantissent une précision fixée d'avance. Le sens de l'inégalité doit être maîtrisé.
b) Même question pour la méthode de Simpson. Attention à la contrainte de parité.
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Réponse
b)n=8 (pair)
b) On impose 180n4M(b−a)5<10−4 avec M=24, soit 180n424<10−4, donc n4>18024×104=1333,33, donc n>6,04. L'entier suivant serait 7, mais n doit être PAIR pour Simpson : on prend donc n=8. Vérification : 180×409624=3,26×10−5<10−4 ✓. On note au passage que n=6 ne suffirait pas, puisque 180×129624=1,03×10−4, très légèrement au-dessus du seuil : l'arrondi au pair supérieur n'est pas une précaution superflue, c'est ici la différence entre garantir et ne pas garantir.
La tranche de courbe est une hypoténuse : ds=dx2+dy2=1+[f′(x)]2dx. En rotation, elle balaie un ruban d'aire 2πf(x)ds.
a) Justifiez la formule de la longueur d'arc par Pythagore sur la tranche, puis calculez la longueur de y=x3/2 sur [0,4].
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Réponse
a)278(103/2−1)≈9,07
a) Sur une tranche, la courbe avance de dx et monte de dy=f′(x)dx : sa longueur est l'hypoténuse dx2+dy2=1+[f′(x)]2dx, qu'on somme. Ici f′(x)=23x1/2 : L=∫041+49xdx=[278(1+49x)3/2]04=278(103/2−1)≈9,07 : un peu plus que la corde 42+82≈8,94, comme il se doit.
Soit la courbe C définie par x=t2 et y=t3−3t, t∈R. C'est l'archétype du chapitre : elle a une tangente verticale, deux tangentes horizontales, et elle se recoupe.
a) Calculez x′(t), y′(t) et dxdy en fonction de t. Pour quelle valeur de t le quotient n'a-t-il pas de sens ?
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Réponse
a)dxdy=2t3t2−3, t=0
a) x′(t)=2t et y′(t)=3t2−3, donc dxdy=2t3t2−3 pour t=0. Le quotient n'a pas de sens en t=0, précisément là où la tangente sera verticale.
Passer du cartésien au polaire demande deux calculs : un module, qui ne pose jamais de problème, et un angle, qui en pose presque toujours. La calculatrice renvoie arctanxy, une valeur comprise entre −2π et 2π : elle ne peut donc JAMAIS désigner un point du deuxième ou du troisième quadrant.
a) Donnez une représentation polaire de (−1,3) avec r>0 et θ∈[0,2π[. Comparez avec ce que renvoie arctanxy.
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Réponse
a)(2;32π) ; arctan donne −3π, faux
a) r=1+3=2. Le point est dans le DEUXIÈME quadrant (x<0, y>0). La calculatrice donne arctan(−13)=arctan(−3)=−3π, qui désigne un point du quatrième quadrant : c'est faux. Il faut ajouter π : θ=−3π+π=32π. Vérification : 2cos32π=−1 et 2sin32π=3.
Une somme dont le nombre de termes AUGMENTE avec n ne se traite par aucune des techniques de l'exercice 2 : on ne peut pas passer à la limite terme à terme, puisque le nombre de termes change. L'outil est ailleurs, et il vient du calcul intégral : si la somme a la forme n1∑f(nk), c'est une somme de Riemann, et sa limite est une intégrale.
b) Pourquoi ne peut-on PAS conclure que limn→∞∑k=1nn+k1=0 au motif que chaque terme tend vers 0 ? Calculez la vraie limite en reconnaissant une somme de Riemann.
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Réponse
b)ln2≈0,693
b) Le raisonnement est faux parce que le NOMBRE de termes augmente en même temps que chaque terme diminue. Chaque terme n+k1 est de l'ordre de n1, mais il y en a n : le total reste de l'ordre de n⋅n1=1, donc rien ne tend vers 0. C'est la même illusion que pour la série harmonique : une infinité de contributions minuscules peut totaliser une quantité non nulle, et « passer à la limite terme à terme » n'est licite que si le nombre de termes est FIXE. Calcul correct : ∑k=1nn+k1=∑k=1nn(1+nk)1=n1∑k=1n1+nk1, qui est la somme de Riemann de f(x)=1+x1 sur [0,1]. La limite vaut donc ∫011+xdx=[ln(1+x)]01=ln2≈0,693. Contrôle numérique : la somme vaut 0,6688 pour n=10 et 0,69314 pour n=105, la convergence est lente et par en dessous.
Le format classique de l'examen : une liste de séries à classer (convergence absolue, conditionnelle, ou divergence) avec le BON critère et une justification complète. Le choix du critère vaut la moitié des points.
b) ∑n=1∞(−1)nn+1n et ∑n=1∞n4+1n2 : nature de chacune.
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Réponse
b)Divergente ; absolue
b) (−1)nn+1n : le terme général ne tend pas vers 0 (il oscille entre des valeurs proches de +1 et −1) : DIVERGENTE par le test du terme général : Leibniz est inapplicable (bn→1=0) et il ne faut même pas l'invoquer. n4+1n2 : positive, se compare à n4n2=n21 : n4+1n2≤n21, Riemann p=2 : CONVERGENTE (absolument, elle est positive).
Chapitre 14 · Séries à termes en sin, cos, exp et ln
Le critère des séries alternées demande TROIS hypothèses : termes de signe alterné, valeur absolue décroissante, et limite nulle. Une seule qui manque et le critère ne s'applique pas.
a) Montrez que ∑n≥1n2(−1)n+1 converge. Sachant que sa somme vaut 12π2, combien de termes faut-il pour l'approcher à 10−3 près ?
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Réponse
a)Converge ; N=31 termes
a) La suite n21 est positive, décroissante et tend vers 0 : le critère des séries alternées s'applique, la série converge. Le reste après N termes vérifie ∣RN∣≤(N+1)21. On veut (N+1)21<10−3, soit (N+1)2>1000, donc N+1>31,6 et N≥31. Vérification : avec 31 termes l'écart réel avec 12π2≈0,8224670 vaut 5,0×10−4, effectivement sous la borne.
Chapitre 15 · Critères avancés : Cauchy, condensation, Raabe, Abel
Décider de la nature d'une série est une chose, en calculer la somme en est une autre. Pour les fractions rationnelles, la décomposition en éléments simples fait souvent apparaître un télescopage qui donne la somme exacte.
b) Même travail pour ∑n≥1n(n+2)1. Attention, le télescopage laisse ici DEUX termes.
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Réponse
b)43
b) n(n+2)1=21(n1−n+21). Le décalage étant de 2, les termes ne s'annulent qu'un sur deux et il RESTE deux termes au début : SN=21(1+21−N+11−N+21)⟶21⋅23=43. La règle générale est qu'un décalage de k laisse k termes de chaque côté.
Une série entière ∑cn(x−a)n converge sur un intervalle centré en a : le critère de d'Alembert donne le rayon, mais les deux bornes exigent chacune leur propre analyse.
a) Déterminez le rayon ET l'intervalle de convergence de ∑n=1∞nxn (bornes comprises).
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Réponse
a)R=1, intervalle [−1,1[
a) D'Alembert : n+1xn+1⋅xnn=∣x∣n+1n→∣x∣ : convergence pour ∣x∣<1, donc R=1. Bornes : en x=1, la série harmonique ∑n1 DIVERGE; en x=−1, la harmonique alternée CONVERGE (Leibniz). Intervalle : [−1,1[ : fermé d'un côté, ouvert de l'autre, et il fallait les deux tests pour le savoir.
Aucune de ces équations ne se présente sous sa forme de manuel. Avant tout calcul, réécrivez-la jusqu'à reconnaître son TYPE : séparable dxdy=f(x)g(y), linéaire y′+P(x)y=Q(x), homogène y′=F(xy), ou linéaire si l'on voit x comme fonction de y. Résolvez ensuite au point indiqué : le point (x0;y0) signifie y(x0)=y0.
a) dxdy=e2x+y+ey ; au point (0;0). Calculez y(−21) et la borne droite de l'intervalle où la solution existe.
a) Le piège est dans l'exposant : e2x+y=e2xey, et non e2x+ey. On met ey en facteur : dxdy=ey(e2x+1), équation SÉPARABLE. e−ydy=(e2x+1)dx, donc −e−y=2e2x+x+C. Au point (0;0) : −1=21+C, C=−23. Donc e−y=23−x−2e2x et y=−ln(23−x−2e2x). En x=−21 : 23+21−2e−1=2−2e1≈1,816, d'où y≈−0,597. La solution n'existe que tant que le logarithme a un argument positif : 3−2x−e2x>0. Cette fonction est strictement décroissante, vaut 1 en 0 et s'annule entre 0,39 et 0,40 ; par dichotomie, la borne droite vaut environ 0,396. En s'en approchant, e−y→0 et y→+∞ : la solution explose en temps fini, alors que le second membre semblait inoffensif.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.