Faire le point : Spécialité mathématiques, Terminale
Une question par chapitre, 21 en tout, tirées des exercices corrigés du cours. Réponds à celles que tu sais faire et passe celles d'un chapitre que tu n'as pas encore vu : chaque réponse se vérifie tout de suite, et la correction s'ouvre après.
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Ce que le cours suppose
Ces chapitres viennent d'une année précédente, et le cours s'appuie dessus dès les premières semaines.
Mathématiques · Première · Les suites numériques
(vn) est géométrique de raison q=2 avec v0=3. (wn) est géométrique avec w1=12 et w4=1,5.
Dans une suite géométrique, ce sont les quotients qui sont constants, pas les écarts : toutes les formules du chapitre en découlent.
a) Exprimez vn en fonction de n, puis calculez v10.
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Réponse
a)vn=3×2n, v10=3072
a) vn=v0×qn=3×2n, donc v10=3×210=3×1024=3072. Le facteur 3 ne s'élève pas à la puissance n : seule la raison le fait. Écrire (3×2)n est l'erreur la plus fréquente, et elle donnerait 610, soit environ 60 millions.
La formule du quotient, (vu)′=v2u′v−uv′, n'est pas symétrique : l'ordre des deux termes du numérateur compte, contrairement à celle du produit.
a) Donnez l'ensemble de définition de f, puis calculez f′(x) et simplifiez.
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Réponse
a)R∖{3} ; f′(x)=(x−3)2−7
a) f est définie sur R privé de 3, valeur qui annule le dénominateur. Avec u=2x+1 et v=x−3, donc u′=2 et v′=1 : f′(x)=(x−3)22(x−3)−(2x+1)×1=(x−3)22x−6−2x−1=(x−3)2−7. Le piège est la soustraction : il faut distribuer le signe moins sur tout le second produit, faute de quoi on trouve (x−3)24x−5, qui est faux.
Mathématiques · Première · La fonction exponentielle
Le signe d'une exponentielle ne se discute pas : elle est toujours strictement positive. Tout le travail porte donc sur l'autre facteur.
b) Déterminez le signe de (x2−4)ex sur R.
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Réponse
b)Positif sur ]−∞;−2[ et ]2;+∞[, négatif sur ]−2;2[
b) Le facteur ex étant strictement positif, l'expression a exactement le signe de x2−4=(x−2)(x+2), trinôme de coefficient dominant positif : positive sur ]−∞;−2[, négative sur ]−2;2[, positive sur ]2;+∞[, et nulle en −2 et en 2. On notera que les zéros de l'expression sont ceux du polynôme SEUL, l'exponentielle n'en apportant aucun.
Donnez les valeurs exactes demandées, en précisant à chaque fois le quadrant du point associé.
b) cos65π et sin65π.
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Réponse
b)−23 et 21 (deuxième quadrant)
b) On écrit 65π=π−6π, donc le point est le symétrique de celui de 6π par rapport à l'axe des ORDONNÉES, dans le deuxième quadrant. L'abscisse change de signe et l'ordonnée est conservée : cos65π=−cos6π=−23 et sin65π=sin6π=21.
d1:2x−3y+1=0, d2:−4x+6y+5=0, d3:4x−6y+2=0 et d4:x+y−4=0.
a) Étudiez la position relative de d1 et d2.
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Réponse
a)Déterminant nul, constantes non proportionnelles : strictement parallèles
a) Un vecteur directeur de d1 est u1(3;2) et un vecteur directeur de d2 est u2(−6;−4). Le DÉTERMINANT vaut 3×(−4)−2×(−6)=−12+12=0, donc les deux directeurs sont colinéaires et les droites sont parallèles. Reste à savoir si elles sont confondues. En multipliant d1 par −2 on obtient −4x+6y−2=0, qui a les mêmes coefficients que d2 mais une constante différente, −2 contre +5. Les droites sont donc STRICTEMENT parallèles.
Mathématiques · Première · Probabilités conditionnelles
Une entreprise sait que 12 % de ses colis arrivent en retard. Parmi les colis en retard, 30 % ont été expédiés le vendredi.
Par ailleurs, 20 % de l'ensemble des colis sont expédiés le vendredi.
On note R l'événement « le colis arrive en retard » et V l'événement « le colis a été expédié le vendredi ».
a) Traduisez les trois données de l'énoncé.
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Réponse
a)P(R)=0,12, PR(V)=0,30, P(V)=0,20
a) P(R)=0,12 est une probabilité simple. La phrase « parmi les colis en retard, 30 % ont été expédiés le vendredi » se restreint aux colis en retard : c'est PR(V)=0,30. Enfin P(V)=0,20 porte sur l'ensemble des colis, c'est donc une probabilité simple. L'énoncé fournit délibérément le conditionnement dans le sens R vers V alors que la question c) le demandera dans l'autre sens : c'est le cœur de l'exercice.
Mathématiques · Première · Les variables aléatoires
On lance un dé équilibré à six faces. Un joueur gagne 10 dollars s'il obtient 6, gagne 2 dollars s'il obtient 4 ou 5, et perd 3 dollars sinon.
On note X le gain algébrique du joueur, en dollars.
Algébrique signifie que les pertes sont comptées négativement : c'est ce qui permet de traiter gains et pertes dans un seul et même calcul.
La figure ci-dessous représente la situation.
a) Donnez les valeurs prises par X.
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Réponse
a)−3, 2 et 10
a) Une variable aléatoire ne retient que les gains, pas les faces : deux faces différentes qui rapportent la même somme donnent la même valeur de X. Ici X prend trois valeurs : 10, 2 et −3.
Mathématiques · Première · Python en spécialité maths
On veut écrire une fonction nb_racines(a, b, c) qui renvoie le nombre de solutions réelles de l'équation ax2+bx+c=0.
c) Que renvoie nb_racines(0, 3, -6) ? Pourquoi la réponse est-elle mathématiquement fausse, et comment corriger la fonction ?
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Réponse
c)Renvoie 2 au lieu de 1 : traiter a=0 d'abord
c) Elle calcule Δ=32−0=9>0 et renvoie 2. C'est faux : avec a=0 l'équation n'est pas du second degré, elle s'écrit 3x−6=0 et n'a qu'UNE solution, x=2. La formule du discriminant n'a de sens que pour a=0, hypothèse que le programme ne vérifie pas. On corrige en plaçant un test en tête : if a == 0: puis if b == 0: puis return 0 puis return 1. Ce cas a=0 est régulièrement introduit en contrôle par un paramètre, par exemple (m−1)x2+3x−6=0 avec m=1, et l'oublier coûte tous les points de la question.
a) Déterminez la limite de f en 3 par valeurs supérieures, puis par valeurs inférieures.
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Réponse
a)+∞ par valeurs supérieures, −∞ par valeurs inférieures
a) En 3, le numérateur tend vers 2×3+1=7, une valeur STRICTEMENT POSITIVE, tandis que le dénominateur tend vers 0. Il n'y a donc pas d'indétermination, mais il faut déterminer le SIGNE du dénominateur pour conclure. Pour x>3, on a x−3>0, donc le quotient d'un nombre proche de 7 par un nombre positif très petit tend vers +∞. Pour x<3, on a x−3<0 et le quotient tend vers −∞. La rédaction attendue mentionne explicitement l'étude de signe, sans laquelle la réponse est incomplète.
Les composées interviennent aussi dans les tangentes et dans l'étude de la convexité.
a) Soit f(x)=(2x−1)5. Déterminez une équation de la tangente à la courbe de f au point d'abscisse 1.
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Réponse
a)y=10x−9
a) f′(x)=5×2×(2x−1)4=10(2x−1)4, le facteur 2 venant de la dérivée de 2x−1. En x=1 : f(1)=15=1 et f′(1)=10×1=10. L'équation de la tangente est y=f′(1)(x−1)+f(1)=10(x−1)+1, c'est-à-dire y=10x−9. Contrôle : en x=1, la droite donne 10−9=1=f(1) ✓.
b) L'équation contient e2x et ex : on pose X=ex, en notant que e2x=(ex)2=X2. L'équation devient X2−3X+2=0, de discriminant 9−8=1, donc X=23±1, soit X=1 ou X=2. Il faut ensuite REVENIR à x, et c'est l'étape qu'on oublie. Les deux valeurs sont strictement positives, donc admissibles, puisqu'une exponentielle ne peut valoir qu'un nombre positif. De ex=1 on tire x=0, et de ex=2 on tire x=ln2. Deux solutions : 0 et ln2≈0,693.
Le contrôle du signe de X n'est pas une formalité. Si le trinôme avait donné une racine négative, elle aurait dû être REJETÉE sans autre examen, puisque ex ne peut pas être négatif. C'est le pendant exact du rejet des solutions étrangères en logarithme.
Dans un repère orthonormé d'unité 1 cm, on considère la parabole P d'équation y=x2 et la droite D d'équation y=2x.
a) Déterminez les abscisses des points d'intersection de P et D.
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Réponse
a)x=0 et x=2
a) On résout x2=2x, soit x2−2x=0, c'est-à-dire x(x−2)=0. Les abscisses d'intersection sont 0 et 2. On factorise, on ne divise pas par x : diviser ferait perdre la solution x=0, qui est justement l'une des deux bornes.
Pour chaque équation, déterminez d'abord la solution particulière constante, puis l'ensemble des solutions, puis celle qui vérifie la condition initiale.
a) y′=2y+6.
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Réponse
a)y(x)=Ce2x−3
a) On cherche d'abord la solution CONSTANTE y=k, dont la dérivée est nulle : 0=2k+6, soit k=−3. Les solutions sont alors y(x)=Ce2x−3, c'est-à-dire la solution générale de l'équation homogène y′=2y à laquelle on AJOUTE la constante trouvée.
On considère les plans P1:2x−y+3z+3=0, P2:4x−2y+6z−1=0 et P3:x+y−z=0.
b) Étudiez la position relative de P1 et P2. Sont-ils confondus ?
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Réponse
b)Strictement parallèles
b) On observe que n2=2n1, en vérifiant les trois coordonnées : 4=2×2 ✓, −2=2×(−1) ✓, 6=2×3 ✓. Les normaux sont colinéaires, donc les plans sont PARALLÈLES. Reste à savoir s'ils sont confondus ou strictement parallèles, et c'est le terme constant qui tranche. On multiplie l'équation de P1 par 2 pour comparer à coefficients identiques : 4x−2y+6z+6=0. Le terme constant vaut 6, alors que P2 a pour terme constant −1. Les deux équations ne décrivent donc pas le même plan : P1 et P2 sont STRICTEMENT parallèles.
Autre façon de conclure, plus rapide et moins sujette à erreur : il suffit de prendre un point de P1 et de tester s'il appartient à P2. Le point A(1,2,−1) appartient à P1 d'après l'exercice 5 ; dans P2 : 4−4−6−1=−7=0 ✗. Un point de P1 n'étant pas dans P2, les plans sont bien disjoints.
b) On veut désigner un président, un secrétaire et un trésorier, trois rôles distincts tenus par trois élèves différents. Combien de bureaux possibles ?
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Réponse
b)30×29×28=24360
b) Ici l'ordre COMPTE, car les trois rôles ne sont pas interchangeables : être président n'est pas être trésorier. On dénombre donc une liste sans répétition : 30×29×28=24360 bureaux. Comparaison éclairante avec (330)=4060 : le rapport vaut exactement 406024360=6=3!, qui est le nombre de façons de distribuer trois rôles distincts à un trio donné.
Chapitre 9 · Arbres pondérés et probabilités totales
Sur un téléphone, on étudie les photos floues. Un quart des photos sont prises de nuit ; 32% des photos de nuit sont floues, contre 8% des photos de jour. On choisit une photo au hasard et l'on note N « la photo est prise de nuit » et F « la photo est floue ».
Par ailleurs, 20% des photos sont prises avec l'objectif avant ; 14% d'entre elles sont floues, et 14% aussi des photos prises avec l'objectif arrière. On note V « la photo est prise avec l'objectif avant ».
Critère de référence : deux événements A et B sont indépendants lorsque P(A∩B)=P(A)×P(B).
a) Calculez P(N∩F) et P(F).
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Réponse
a)P(N∩F)=0,08 et P(F)=0,08+0,06=0,14
a) La règle du chemin donne P(N∩F)=P(N)×PN(F)=0,25×0,32=0,08. Les événements N et N forment une partition, donc par la formule des probabilités totales P(F)=P(N∩F)+P(N∩F)=0,08+0,75×0,08=0,08+0,06=0,14. Remarquez que les photos de nuit, un quart du total, fournissent pourtant plus de la moitié des photos floues : 0,08 sur 0,14.
La variable aléatoire X suit la loi binomiale de paramètres n=10 et p=0,3.
Les résultats seront arrondis au dix-millième.
La formule P(X=k)=(kn)pk(1−p)n−k se retient mieux en lisant le rôle de chacun de ses trois facteurs : combien de chemins, puis le poids des succès, puis celui des échecs.
a) Calculez P(X=3) en détaillant la formule.
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Réponse
a)≈0,2668
a) P(X=3)=(310)×0,33×0,77. Chaque facteur a un rôle : (310)=120 compte les chemins de l'arbre menant à exactement 3 succès, 0,33=0,027 pèse les trois succès, et 0,77≈0,0823543 pèse les sept échecs. Le produit vaut 120×0,027×0,0823543≈0,2668. Contrôle des exposants : ils doivent toujours sommer à n, ici 3+7=10 ✓, ce qui attrape l'erreur classique consistant à écrire 0,73.
Chapitre 11 · Sommes de variables aléatoires et concentration
Un sachet contient 40 graines. Chaque graine germe avec la probabilité 0,85, indépendamment des autres. On numérote les graines de 1 à 40 et l'on note Bi la variable qui vaut 1 si la graine numéro i germe et 0 sinon. On note X le nombre de graines qui germent.
Le but de l'exercice est de DÉMONTRER les formules E(X)=np et V(X)=np(1−p), que le programme de Terminale range parmi les démonstrations exigibles, et non de les appliquer.
a) Quelle est la loi de Bi ? Montrez que Bi2=Bi, puis calculez E(Bi) et V(Bi).
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Réponse
a)Bi suit la loi de Bernoulli de paramètre 0,85 ; E(Bi)=0,85, V(Bi)=0,85×0,15=0,1275
a) Bi ne prend que deux valeurs, 1 (succès, la graine germe) avec la probabilité p=0,85 et 0 avec la probabilité 1−p=0,15 : c'est la LOI DE BERNOULLI de paramètre 0,85. Comme 02=0 et 12=1, la variable Bi2 prend exactement les mêmes valeurs que Bi sur chaque issue : Bi2=Bi. D'où E(Bi)=1×p+0×(1−p)=p=0,85, E(Bi2)=E(Bi)=p et V(Bi)=p−p2=p(1−p)=0,85×0,15=0,1275. Retenez ces deux résultats sous forme littérale : E=p et V=p(1−p).
Un point d'inflexion correspond à un changement de signe de la dérivée seconde, et non à sa simple annulation.
c) La fonction p(x)=x4 vérifie p′′(0)=0. Le point d'abscisse 0 est-il un point d'inflexion ? Justifiez soigneusement.
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Réponse
c)Non : p′′ ne change pas de signe
c) Non, et c'est tout l'objet de l'exercice. On a p′′(x)=12x2, qui s'annule bien en 0, mais qui est POSITIVE de part et d'autre, par exemple p′′(−0,5)=3 et p′′(0,5)=3. Il n'y a donc aucun changement de signe : la fonction x↦x4 reste convexe sur R tout entier. Géométriquement, sa courbe reste au-dessus de la tangente en 0, qui est l'axe des abscisses, et se contente de l'effleurer sans jamais la traverser.
On veut calculer I=∫01e−x2dx. Cette fonction n'a pas de primitive exprimable avec les fonctions du programme : seule une méthode numérique permet d'en approcher la valeur.
On découpe [0;1] en n intervalles de largeur n1 et l'on somme les aires des rectangles appuyés sur l'extrémité gauche, puis sur l'extrémité droite.
c) Exprimez l'écart entre les deux sommes en fonction de n, puis déterminez n pour que cet écart soit inférieur à 10−3.
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Réponse
c)Écart n1−e−1 ; n=633
c) Les deux sommes ont tous leurs termes communs sauf le premier de l'une et le dernier de l'autre : leur différence vaut n1(f(0)−f(1))=n1−e−1≈n0,632121. Pour n=10 cela donne 0,0632, ce que confirme l'encadrement de b) ✓. On veut n0,632121<10−3, soit n>632,1 : il faut donc n=633 sous-intervalles. Ce chiffre est le point important de l'exercice : l'erreur des rectangles est proportionnelle à n1, donc gagner UNE décimale coûte DIX fois plus de travail.
Ton tableau de bord range chaque chapitre selon tes réponses et te dit par où commencer. Une date d'examen en tête ? Note-la sur la carte du cours : il en tire un plan, jour après jour.